Réponse de CBC/Radio-Canada à l’article de Greg Weston dans les journaux du 22 février 2009 de la chaîne Sun, intitulé « CBC wants more. In hard economic times others cut, the public broadcaster begs ».

26 février 2009

L’article signé par Greg Weston dans les journaux de la chaîne Sun d’hier donne une image inexacte de la situation que traverse CBC/Radio-Canada en ce moment. En fait, la quasi-totalité des affirmations de M. Weston déforment la réalité ou sont carrément erronées. Faut-il le préciser, M. Weston n’a vérifié auprès de nous aucun des faits qu’il avance avant de publier son article.

Les faits

Le radiodiffuseur public ne sera pas en position déficitaire à la fin de l’exercice qui se terminera le 31 mars 2009. CBC/Radio-Canada déposera en fait un bilan équilibré malgré le ralentissement économique, grâce aux mesures de réduction des coûts que la direction a mises en oeuvre au début du mois d’août dernier. En fait, la Société n’a pas enregistré de déficit de fin d’exercice depuis 10 ans.

Contrairement à ce qu’avance M. Weston, les crédits parlementaires que reçoit la Société n’ont pas augmenté de 8 pour cent par rapport à l’an dernier. Nous avons reçu exactement le même montant que l’année précédente, à l’exception d’une augmentation de 1,5 pour cent de l’enveloppe salariale que le Conseil du Trésor a accordée à toutes les sociétés d’État et du report de certains crédits qui auraient normalement dû nous être versés l’année précédente. En fait, si on calcule en dollars constants, notre crédit d’exploitation de base n’a pas augmenté au cours des 35 dernières années.

M. Weston écrit : « La haute direction de CBC/Radio-Canada continue de toute évidence de fonctionner comme si l’État pouvait tout régler ou presque à coup de chèques.1 » CBC/Radio-Canada n’a pas demandé de don, de subvention ni d’augmentation de ses crédits au gouvernement. Dans le contexte économique actuel, où tous les secteurs d’activité éprouvent des difficultés, il faut tous se serrer la ceinture. Nous le comprenons parfaitement.

CBC/Radio-Canada tente de gérer ses crédits actuels de manière à pouvoir étaler sur plusieurs années l’effet du resserrement budgétaire. Lorsqu’ils se heurtent à des difficultés financières, les radiodiffuseurs privés disposent d’une marge de manœuvre financière, en l’occurrence l’accès aux marchés de capitaux et aux emprunts commerciaux. Étant une société d’État, CBC/Radio-Canada n’a pas accès à ce genre de financement. Pour financer un manque à gagner à court terme, nous sommes obligés de réduire nos services, nos émissions et nos effectifs. C’est la perspective que nous envisageons aujourd’hui. Loin d’être immunisés contre les difficultés budgétaires ambiantes, nous devrons nous aussi prendre des mesures décisives au cours des prochains mois et ce, que nous parvenions à accroître notre marge de manœuvre financière ou non.

Entre-temps, nous évaluons toutes les options potentielles pour obtenir une flexibilité financière de manière à protéger contre les effets de la crise économique l’investissement que les Canadiens ont fait dans la radiodiffusion publique, de même que les services qu’ils obtiennent de leur radiodiffuseur et qu’aucun autre ne peut leur offrir.


1. Traduction interne.

Outil de soulignement de texte