Lettre au rédacteur en chef du Toronto Sun

14 juillet 2011

Sun Media vient une fois de plus de publier de l’information inexacte à propos de CBC/Radio-Canada. Bien que vos lecteurs doivent maintenant être habitués aux attaques que vous faites régulièrement contre le radiodiffuseur public, ils ont tout de même le droit de connaître la vérité.

Vous avez rapporté que le dernier budget fédéral a permis discrètement à CBC/Radio-Canada de recevoir une sorte d’aide sociale de 60 millions de dollars supplémentaires. Si vous aviez pris quelques minutes pour faire une recherche, vous auriez découvert que cet investissement ne représente ni de nouveaux fonds ni de l’argent supplémentaire et qu’il est déjà inclus dans la somme de 1,1 milliard $ de fonds publics que nous recevons. Ce financement a été renouvelé chaque année au cours des dix dernières années. De plus, malgré vos allégations fausses, il a, en réalité, une caractéristique bien précise : offrir plus d’émissions canadiennes améliorées qui ne seraient pas disponibles autrement. Une partie de ces fonds a été investie par l’entremise de producteurs indépendants, ce qui a permis non seulement de créer de superbes émissions, mais aussi de contribuer à créer et à maintenir des emplois.

Encore une fois, ce fait aurait produit un reportage moins « intéressant ».

Revenons au cœur de cette affaire. Nous comprenons parfaitement que le pays et le gouvernement fédéral sont soumis à des pressions budgétaires importantes. Nous prenons au sérieux notre responsabilité qui consiste à nous assurer que, compte tenu de ce que les Canadiens investissent chez nous, ils en ont pour leur argent.

Au cours des dernières années, CBC/Radio-Canada a participé à un certain nombre d’examens, en plus de poursuivre ses efforts pour réduire ses coûts et offrir ses services de la manière la plus efficace possible. Comme toutes les organisations financées par des fonds publics, nous sommes prêts à trouver des options pour réaliser des économies dans nos activités et nos programmes, comme on nous le demande.

Ce n’est pas la première fois que nous communiquons avec vous parce que des faits importants sont laissés de côté. Maintenant que Sun Media ne fait plus partie du Conseil de presse de l’Ontario, j’imagine que nous devrions nous habituer à ce genre de situation.

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