Clarification au sujet de la couverture de la publication par le gouvernement des noms et des photos de personnes soupçonnées d’être criminels de guerre

4 août 2011

Comme c’est le cas avec la plupart des reportages qui soulèvent des questions d’ordre juridique et éthique, notre couverture de la publication par le gouvernement des noms et des photos de 30 personnes soupçonnées d’être criminels de guerre a évolué au fil des événements.

Lorsque vient le temps de décider de publier les noms et l’identité de suspects qui n’ont pas encore été formellement accusés, nous avons comme politique « de nous demander s’il est d’intérêt public de diffuser cette information tout en tenant compte des conséquences pour la réputation de cette personne ».

Ceci étant dit, nous pouvons diffuser – et nous le faisons souvent – les photos et l’identité de suspects si nous jugeons que cela est d’intérêt public.

C’est exactement la décision que nous avons prise dans ce cas-ci. Dans la dernière semaine, nous avons publié et diffusé de nombreux reportages qui contenaient les photos et les noms des suspects. En plus, nous avons inclus un hyperlien qui mène directement à la page web du gouvernement montrant les trente hommes en question. Cette approche est la même que celle adoptée par d’autres sites de nouvelles.

Dans les premières heures de cette histoire, nous nous sommes demandé s’il était d’intérêt public de publier les noms et les photos de ces suspects, puisqu’au début nous n’avions aucune information sur ces personnes et sur les allégations criminelles les concernant. Nous avons également tenu compte des préoccupations concernant le droit à la vie privée exprimées par certaines organisations gouvernementales. Nous avons alors décidé de ne pas publier les photos, mais de couvrir tout de même ce sujet et la page web qui avait été créée.

Après en avoir appris davantage sur ces personnes, par le travail de nos propres journalistes et sur la base de renseignements diffusés après leur capture, nous avons publié les noms et les identités, en plus de fournir un lien direct vers le site du gouvernement.

Nous croyons qu’il est important d’essayer d’en savoir le plus possible sur le passé de ces hommes : les allégations dont ils font l’objet, comment ils sont entrés au Canada et comment ils ont pu échapper aux autorités. Aller voir plus loin que les gros titres avec diligence et en toute indépendance contribue à la valeur du service que le radiodiffuseur public peut et devrait offrir.

En fait, le type de journalisme d’enquête que nous pratiquons nous a permis dans le passé de découvrir des informations importantes sur des personnes soupçonnées d’être criminels de guerre vivant de manière anonyme au Canada.

Nous continuerons donc à couvrir ce sujet et d’autres du même genre.

Pour plus d'information, veuillez communiquer avec :
  • Jennifer McGuire
    Directrice générale et rédactrice en chef, CBC News

Outil de soulignement de texte