Engagement envers les régions : CBC/Radio-Canada apporte des précisions

31 mai 2013, Ottawa

MISE À JOUR : À la suite de la publication hier, 30 mai, d'un communiqué émis par le SCFP et le STARF, CBC/Radio-Canada souhaite préciser les chiffres. Il est inexact d'affirmer que Radio-Canada coupe un tiers de ses techniciens à Matane, Rimouski et Sept-Îles. Il aurait fallu parler de 15% soit trois employés sur 20.

Pour demeurer pertinente, CBC/Radio-Canada doit se transformer. Pour y arriver, il faut penser et agir autrement en nous adaptant à notre réalité financière et aux nouveaux modes de production.

En prenant cette décision, nous protégeons autant que possible notre programmation régionale forte en créant une équipe performante, capable d’offrir une programmation plus agile et près des gens.

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Texte original publié le 17 mai 2013 – CBC/Radio-Canada veut apporter des précisions à la suite de la publication d’un communiqué par le SCFP hier, selon lequel le diffuseur public n’a pas réussi à valoriser les régions.

D’abord, nous n’avons jamais caché que les compressions auraient des conséquences sur nos activités. Nous avons dû faire des choix difficiles mais toutes les décisions prises avaient un objectif très clair: protéger autant que possible la programmation régionale conformément à notre stratégie « 2015: partout, pour tous ». La programmation régionale est essentielle pour remplir notre rôle de radiodiffuseur public national. Environ 3 000 employés, soit le tiers des postes permanents de CBC/Radio-Canada, se trouvent dans les régions.

Le SCFP a effectivement perdu des effectifs à la suite de compressions. On parle ici de 16,5 employés temps plein depuis 2009. Le SCFP représente environ 600 membres sur 8 600 employés de CBC/Radio-Canada. Actuellement, 54 employés permanents membres du SCFP travaillent dans les régions du Québec; les autres travaillent à Montréal.

Précisons que toutes compressions confondues, CBC/Radio-Canada a effectué 89% des compressions au réseau et 11 % en régions, ces quatre dernières années.

- En 2009, nous avons adopté un plan de redressement budgétaire pour résorber un manque à gagner de 171 millions de dollars.

- En 2012, à la suite de la réduction de nos crédits parlementaires annoncée dans le budget fédéral, dans le cadre du Plan d’action pour la réduction du déficit (PARD), nous avons dû couper 115 millions de dollars et été contraints d’éliminer des postes.

- En 2012, nous avons appris l’abolition du Fonds pour l’amélioration de la programmation locale (FAPL) qui représentait un investissement de 47 millions de dollars par année pour améliorer le service offert aux téléspectateurs dans 20 marchés différents. Nous avons protégé les services que nous avions ajoutés comme les bulletins de nouvelles les week-ends dans la plupart de nos marchés, tant francophones qu’anglophones, l’ajout de bulletins de nouvelles locales de fin de soirée à l’antenne de CBC, la prolongation de 30 minutes de nos bulletins de début de soirée dans plusieurs marchés, et l’amélioration de la couverture des événements et des sports locaux, et de la météo.

Nous poursuivons nos efforts pour assurer notre présence en région. L'Est du Québec aura son TJ week-end dès l'automne prochain. Nous avons ouvert quatre stations multimédia au Québec : Sherbrooke en 2009, Trois-Rivières en 2010, Saguenay en 2011, Rimouski en 2012. Nous avons également amélioré nos installations à Rouyn en 2012 et une sixième station multimédia s'ouvrira à Matane cet automne. Nous avons transféré des équipes numériques en régions pour nous assurer que nos stations sont à l'avant-garde de l'information sur toutes nos plateformes incluant le web. Ces mesures nous ont permis de doubler le nombre de journalistes en région depuis les 18 derniers mois.

Du côté de CBC, quatre autres communautés ont maintenant accès à nos services : Kamloops, Kitchener-Waterloo, Saskatoon et Hamilton qui est une station entièrement numérique.

En conclusion, nos installations se sont modernisées et nos méthodes de travail ont évolué mais, à travers tous ces changements et malgré les pressions financières, notre investissement en région est demeuré plus élevé que jamais.

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