Notes pour une allocution d'Hubert T. Lacroix à la conférence annuelle de CIRCOM

25 mai 2017, Portugal

Hubert T. Lacroix, président-directeur général de CBC/Radio-Canada, a été invité par la Coopérative internationale de recherche et d’action en matière de communication (CIRCOM) à prendre la parole dans le cadre de leur 35e conférence annuelle. Le thème de la conférence était : la télévision régionale face aux défis des nouveaux écrans.

Note : La présentation est en anglais seulement. Veuillez la télécharger de 1 à 2 minutes avant de la visualiser.


(LA VERSION PRONONCÉE FAIT FOI)

Tout d’abord, merci, José de m’avoir invité.

Ça fait presque 10 ans maintenant que je suis en poste. Au cours de cette période, l’environnement médiatique a été marqué par une succession de changements perturbateurs. Vous le savez tous. Tous les jours, dans pratiquement toutes les réunions et toutes les conversations de corridor, vous entendez parler, ou vous parlez vous-même, du taux de pénétration de Netflix ou de ses investissements (6 milliards de dollars US l’an prochain!). Vous entendez dire que Facebook compte maintenant près de deux milliards d’utilisateurs actifs mensuels ou que les 300 millions d’utilisateurs mensuels de Snapchat envoient 2,5 milliards de snaps par jour. Vous entendez que Twitter se lance maintenant dans le sport professionnel et, en tant que radiodiffuseur public misant probablement sur des actifs hérités de la radio et de la télé, vous vous demandez ce que vous devez faire.

C’est sans doute ce que vous faites quand vous n’êtes pas occupés à gérer les compressions budgétaires décrétées par vos gouvernements respectifs, à défendre auprès de ces mêmes gouvernements les conditions de votre charte, de votre mandat ou de votre licence, ou à tenter de réinventer votre modèle d’affaires défaillant.

Cette réalité, c’est aussi la mienne. Et je suis désolé mais je n’ai malheureusement pas toutes les réponses à vos questions…

Je peux par contre vous expliquer ce que nous faisons à CBC/Radio-Canada, vous dire à quel point le numérique contribue à transformer le radiodiffuseur public du Canada, comment certains de nos choix ont changé notre culture, pourquoi nos services locaux sont devenus le point d’ancrage de notre stratégie et à quel point les 18 à 34 ans sont au cœur de ces choix.

Les pressions financières sont le point de départ de ce que nous avons vécu.

En 2012, nous avons été frappés par une deuxième vague de compressions budgétaires (le gouvernement a soustrait 115 millions de dollars de notre budget). Si on ajoute les compressions indirectes issues de la réduction de nos revenus imputable au gouvernement ou aux organismes de réglementation fédéraux, nous avons dû gérer un manque à gagner de 200 millions de dollars (environ 20 % de notre budget!).

En 2009, j’avais déjà annoncé la suppression de près de 900 postes à temps plein (environ 10 % de notre effectif) et nous avions réussi à gérer la situation.

Trois ans plus tard, nous cherchions de nouveau des moyens de réduire nos coûts. Nous avons dû prendre de nombreuses décisions, dont celle de revoir notre offre régionale en offrant aux auditeurs un bulletin de nouvelles régionales télévisé de 90 minutes en début de soirée pour chaque marché régional (concept de 3 blocs de 30 minutes, de 17 h à 18 h 30, dans une formule « carrousel »). Nous pensions ainsi économiser sur les coûts de programmation de fin d’après-midi tout en respectant notre engagement en matière de nouvelles locales.

Cette décision nous a fait découvrir la diversité des marchés régionaux. Appliquer une formule unique a été une erreur.

Je vous donne un exemple : à Calgary, la troisième ville en importance au Canada, les gens écoutaient massivement l’émission locale du matin à la radio de CBC (l’émission la plus écoutée sur ce marché), mais ne regardaient pratiquement pas le bulletin de nouvelles télévisé de 18 h. Ajouter des minutes de télévision à l’heure du repas du soir ne leur apportait rien. À Winnipeg par contre, notre bulletin de nouvelles télévisé de début de soirée arrivait au premier rang sur son marché. Nous devions le protéger et le soutenir.

Il était donc insensé de vouloir s’en tenir à une formule unique pour les bulletins de nouvelles télévisées locaux. Nous avons analysé nos cotes d’écoute et décidé d’y aller avec un bulletin de nouvelles télévisé de base de 30 minutes dans toutes les régions et de prolonger le bulletin à 60 minutes sur les marchés où il était le plus regardé. Nous avons laissé tomber le format de 90 minutes. Cette décision réduisait l’offre de contenu télévisuel sur la plupart des marchés, mais ne diminuait pas pour autant la couverture. En contrepartie, nous nous sommes engagés à couvrir l’actualité locale, du matin jusqu’au soir, du premier « bonjour » au dernier « bonsoir », sur nos autres plateformes : numérique, mobile et radio.

Notre virage numérique s’est amorcé à ce moment.

En avril 2014, nous avons lancé notre plan stratégique, le « plan 2020 », pour devenir plus local et plus numérique, et offrir une programmation canadienne plus ambitieuse tout en étant plus viable financièrement.

Nous avons aussi clairement annoncé notre intention d’inverser nos priorités. Nous sommes passés d’une priorité accordée à la télévision et ensuite à la radio, au web et au mobile, à une priorité au mobile, puis au web, à la radio et à la télévision. Pour un radiodiffuseur public connu et reconnu pour son contenu télévisuel et radiophonique depuis plus de 80 ans, le changement était « radical ». Et je n’étais pas très populaire.

Notre vision était de faire de CBC/Radio-Canada un espace public au cœur des conversations et des expériences des Canadiens. Nous voulions accélérer la modernisation du radiodiffuseur public, le rapprocher de son auditoire.

Mais notre plan devait aussi comprendre des moyens d’être viable financièrement à long terme. J’ai donc annoncé que nous devions supprimer jusqu’à 1 500 emplois de plus. Une autre annonce qui n’a pas été très populaire…

J’ai également dit aux employés que la tâche la plus douloureuse et la plus frustrante pour moi avait été de mettre en place une vague après l’autre de compressions pour nous adapter à un environnement changeant et pour équilibrer notre budget. J’en avais assez de ces annonces. Notre plan 2020 devait être viable.

Trois ans plus tard, où en sommes-nous?

Le nombre de visites sur nos plateformes numériques est passé de 9 à 16,3 millions par mois, et nous dépasserons probablement notre objectif de 18 millions de visites par mois d’ici 2020.

Nos sites web régionaux sont passés de 8 à 12 rafraîchissements par jour à 8 à 12 par heure, puis maintenant aux nouvelles en continu.

Pour bien illustrer ce changement, j’aimerais prendre quelques instants pour vous montrer comment notre travail s’effectue sur de multiples plateformes et pourquoi nous les considérons comme une seule offre qui accroît notre pertinence pour nos auditoires, y compris pour les plus jeunes.

Le Canada est un vaste pays, le deuxième plus vaste dans le monde. CBC/Radio-Canada travaille donc sur six fuseaux horaires dans deux langues officielles (le français et l’anglais) et dans huit langues autochtones. Si vous le voulez bien, voyageons un peu!

Commençons par le nord du Canada. La région est magnifique, mais parfois hostile. Les collectivités sont éloignées les unes des autres. Les gens comptent sur CBC North pour obtenir de l’information et des nouvelles. CBC North possède des décennies d’émissions, surtout de radio, sur CD, cassettes et bobines magnétiques. L’importance de cette collection ne doit pas être sous-estimée.

Nous avons ainsi colligé plus de 64 000 heures de conversations en langue autochtone. Nous avons installé à notre station de Yellowknife un serveur de stockage et des postes de travail équipés d’outils de numérisation. Nous travaillons actuellement à la numérisation de ce contenu. Des experts en langues autochtones nous aident à procéder au catalogage du contenu. Nous collaborons avec les communautés autochtones représentées dans cette collection afin de trouver le meilleur moyen de mettre ce contenu à leur disposition.

Cette initiative fait partie d’un important projet de numérisation (d’une durée de 5 à 7 ans) dont nous avons officiellement annoncé le lancement la semaine dernière (le 11 mai). Nous voulons par cette initiative préserver et mettre en valeur notre héritage audiovisuel pour les générations à venir.

Nous ne pouvons pas prétendre être un radiodiffuseur public axé sur le numérique si nos archives ne sont pas accessibles par des moyens numériques.

Vancouver se trouve sur la côte ouest du Canada et est la plus grande ville de la Colombie-Britannique. Elle est magnifique, mais les gens y vivent sous la menace constante d’un tremblement de terre. CBC Vancouver a produit un balado intitulé « Fault Lines », qui analyse les éventuels contrecoups d’un séisme majeur qui frapperait la Colombie-Britannique.

Cette série a attiré des centaines de milliers d’auditeurs et a été le balado le plus téléchargé sur iTunes lors de la semaine suivant sa sortie. Ce balado a aussi incité le gouvernement provincial à prendre des mesures et à mettre en place un programme d’alerte précoce et de surveillance sismique. Notre série a eu un impact.

Cette initiative était au départ une initiative audio rejoingnant des auditeurs qui constituaient en quelque sorte le prolongement naturel de l’auditoire de notre radio.

Après avoir franchi les Rocheuses, vous arrivez en Alberta où se trouvent plusieurs villes pétrolières comme Fort McMurray. En mai dernier, plus de 80 000 personnes ont dû abandonner tous leurs biens et fuir la ville ravagée par un incendie de forêt. Il a fallu deux mois pour maîtriser l’incendie. Regardez bien.

Pendant la crise, le trafic sur le site web de Radio Canada Alberta et sur le site cbc.ca/edmonton a dépassé [20] millions de visites comparativement aux 15 000 à 20 000 téléspectateurs qui regardent habituellement notre bulletin de nouvelles télévisé de début de soirée.

Douze employés sont demeurés sur le terrain jusqu’au lendemain de l’ordre d’évacuation et ont été les premiers à revenir dans la ville après l’incendie. Nous étions présents.

La journaliste que vous avez vue dans cette vidéo est Briar Stewart. Un couple de Fort McMurray a donné son prénom à leur enfant tellement ils ont apprécié son travail pendant ces dures journées.

Cette expérience nous a montré toute la puissance du rayonnement des médias sociaux, de nos plateformes numériques et de la combinaison de contenu audio et vidéo diffusée dans ce nouvel environnement.

Déplaçons-nous vers l’est. Vous avez probablement entendu parler du terrible attentat survenu dans une mosquée de Québec. Le 29 janvier dernier, un homme armé a tué six hommes et en a blessé plusieurs autres. Alexandre Duval de Radio-Canada Québec a été le premier à diffuser un reportage en direct des lieux de la tragédie à la télévision et sur les médias sociaux.

Nous avons réussi à offrir cette couverture grâce à notre décision de privilégier le local et le numérique. En passant, je souligne que le poste de ce journaliste avait récemment été ouvert grâce au réinvestissement dans la radiodiffusion publique du gouvernement Trudeau élu en octobre 2015. Sans ce financement, nous n’aurions pas eu de journaliste à notre station de Québec un dimanche soir.

Par ailleurs, le trafic sur le site radio-canada.ca/quebec a augmenté de 181 %. Encore la priorité sur le numérique.

À peu près au même moment, le Nouveau-Brunswick, sur la côte est, a été frappé par une tempête de verglas qui a jeté au sol les lignes électriques et rendu la conduite automobile impossible. Douze jours ont été nécessaires pour rétablir le courant dans toute la province. Douze jours dans un froid sibérien sans électricité.

À un certain point, nos employés ont dû transporter eux-mêmes des bidons d’essence pour alimenter les génératrices et ainsi permettre que notre émetteur continue de fonctionner.

Malgré tout, notre équipe de Moncton a assuré une importante couverture de la tempête à l’intention des francophones de la région de l’Atlantique : 51 heures d’émissions spéciales à la radio, 12 heures à la télévision et 128 reportages sur nos réseaux nationaux de télévision. Le site web régional a enregistré une augmentation de 24 % du nombre de visiteurs uniques au cours de cette période. Les plateformes se soutenaient les unes les autres.

C’est ici que notre mandat de radiodiffuseur public entre en jeu et que nous devenons l’endroit « où aller » pour une information cruciale en période de catastrophe naturelle.

CBC/Radio-Canada n’est pas la seule à offrir des services de cette nature à la communauté. Vous le faites vous aussi.

Les gens veulent être au courant de ce qui se passe dans leur collectivité. Ils ont constamment accès aux nouvelles et aux actualités nationales et internationales, mais les histoires locales leur sont de moins en moins accessibles. Les nouvelles locales coûtent cher à produire. Et elles exigent la présence de personnel sur le terrain.

Comme vous le savez, les médias privés délaissent de plus en plus les activités les moins rentables pour leurs actionnaires. Et les salles de nouvelles ne mettent pas d’argent dans les poches des actionnaires.

Les dernières années ont été particulièrement difficiles pour les journaux et pour les salles de nouvelles régionales au Canada. En fait, de 2008 à 2016, 169 organes de presse canadiens ont fermé leurs portes ou ont fusionné avec d’autres.

C’est ici qu’entre en jeu notre plan 2020 : un engagement inébranlable à l’endroit de la couverture locale, à du contenu fascinant et au numérique.

Les citoyens ne veulent plus simplement du contenu qui porte sur eux personnellement, ils veulent du contenu qui s’adresse à leur intelligence sur la plateforme de leur choix.

Nous avons constaté que nous avions tort de cibler par défaut la cohorte des 18 à 34 ans. Nous avons commencé à utiliser un nouveau vocabulaire même quand nous ciblons les générations plus jeunes. Nous parlons désormais de la génération C, soit la génération du contenu, et de citoyens « numériques ». Nous avons délaissé l’expression des « milléniaux ». Nous utilisons un vocabulaire beaucoup plus inclusif.

Notre transformation a aussi changé notre couverture des événements prestigieux parce que parfois, il est plus intéressant de regarder un événement sportif sur grand écran, dans son salon ou dans un bar, avec des amis, avec des membres de sa famille ou avec d’autres amateurs de sport. Les gens aiment se rassembler pour encourager leurs athlètes préférés. Mais ils s’attendent aussi à recevoir les notifications envoyées sur leur appareil mobile au moment opportun.

Notre couverture olympique est un exemple de la manière dont notre priorité accordée au numérique peut appuyer nos plateformes plus traditionnelles.

Pendant les Jeux Olympiques de Rio 2016, nous avons rejoint 32,1 millions de Canadiens, soit un plus grand nombre de téléspectateurs que pour tous les autres Jeux Olympiques d’été.

Notre couverture numérique a aussi été dominante. Nous avons retransmis en continu pratiquement toutes les épreuves sportives, qu’il y ait ou non des athlètes canadiens. Oui, les auditoires télévisuels ont été imposants (à CBC Television seulement, l’auditoire moyen sur l’ensemble de la journée a augmenté de 11 % par rapport aux Jeux de Londres et les auditoires aux heures de grande écoute ont augmenté de 23 %), mais la fréquentation numérique a tout simplement dépassé toutes les attentes! Les sites web de CBC/Radio-Canada en anglais et en français ainsi que les applications ont généré un total de plus de 229 millions de pages vues et de près de 37 millions de vidéos visionnées pendant les Jeux.

Je vous rappelle que la population du Canada n’est que de 36 millions d’habitants.

Comme je vous l’ai déjà mentionné, notre objectif est de rejoindre 18 millions d’utilisateurs canadiens par mois d’ici 2020.

Voilà pourquoi notre priorité est au numérique : pour être au cœur des conversations et des expériences.

Voici l’une de ces histoires très importantes qui devait être racontée.

Dans le nord-ouest du Canada, un tronçon de l’ autoroute 16 a été baptisé « The Higway of Tears » [l’autoroute des larmes]. Près de 50 femmes autochtones y ont disparu en faisant de l’autostop. Cette tragédie locale est une honte nationale.

CBC a jugé que cette histoire méritait d’être connue de tous les Canadiens. Notre émission radio d’actualité nationale, The Current, a donc produit un documentaire en réalité virtuelle sur cette « autoroute des larmes ». Grâce à la réalité virtuelle, nous avons fait ressentir aux Canadiens ce que c’est que de se trouver en bordure de cette route, de s’asseoir dans le salon d’une mère éplorée qui s’efforce de découvrir ce qui est arrivé à sa fille. Nous avons aussi effectué une tournée un peu partout au pays et nous avons invité les gens à regarder le documentaire et à en parler entre eux.

Comme The Current est une émission de radio qui inspire confiance et grâce à la façon de raconter permise par la réalité virtuelle, les gens ont vécu cette histoire d’une manière inédite. Plus de 1,8 million de Canadiens ont écouté les assemblées publiques diffusées par CBC Radio One, et près d’un demi-million de personnes ont suivi cette histoire sur Facebook. Le balado a été téléchargé 37 000 fois.

Ici encore, une histoire issue du travail de nos journalistes d’enquête de la télévision à Winnipeg est ensuite devenue un site web interactif qui a donné à la conversation un retentissement national, puis une émission de radio qui a été soutenue par une initiative de réalité virtuelle.

En tant que service de média public, nous devons attirer les jeunes sans pour autant délaisser les générations plus âgées. C’est là notre défi à tous.

Toutefois, nous ne pouvons parler à tous de la même manière, même lorsque nous couvrons le même événement ou lorsque nous diffusons une émission régulière.

La soirée est (encore) jeune a une résonance particulière auprès des auditoires plus jeunes. Diffusée en direct (depuis un bar/restaurant), cette émission de radio a une forte présence sur Facebook et est aussi devenue une émission de télévision, un balado et un événement public, puisqu’elle se déplace parfois dans différentes collectivités. Chaque plateforme a des auditoires nouveaux et différents.

Voici une autre initiative que nous avons lancée récemment (le 3 mai). RAD, un diminutif pour Radio Canada, est un laboratoire où nous nous efforçons de réinventer la manière dont nous présentons les nouvelles et l’actualité sur les médias sociaux. Nos conversations constantes par l’entremise de Facebook, YouTube, Instagram et Snapchat façonnent notre manière de raconter les histoires. Voici un clip : il est en français, mais j’espère que vous percevrez malgré tout à quel point ces nouvelles formules sont différentes même si elles respectent les mêmes Normes et pratiques journalistiques rigoureuses que nos émissions de nouvelles plus traditionnelles.

Notre dernier exemple illustrant comment le numérique favorise le rapprochement entre nos jeunes journalistes et leur collectivité nous vient, lui aussi, du Nord canadien, à l’endroit même où nous avons amorcé notre tournée pancanadienne.

Claudiane Samson est une vidéojournaliste de Whitehorse, dans le nord du Canada. Même si elle collabore régulièrement avec ses collègues de CBC Yukon, elle travaille surtout seule. Elle couvre un vaste territoire. Je vous invite à regarder la vidéo qui suit.

Voilà un autre moyen pour nous d’expérimenter afin d’atteindre de nouveaux auditoires tout en respectant les limites de nos ressources financières.

En terminant, j’espère que j’ai réussi à vous montrer comment nous avons changé nos méthodes de travail en nous engageant sur la voie du multiplateforme.

Pourtant, malgré tout, la plateforme n’est pas si importante. Tout part du contenu. Le contenu doit être captivant, et être préparé et offert différemment sur chaque plateforme.

Tout réside dans notre manière de raconter les histoires plutôt que dans notre manière de cibler certains groupes d’âge précis. Nous devons comprendre que nous devons raconter les histoires différemment pour attirer l’attention de tous les citoyens numériques, sans égard à leur âge.

Je répondrai maintenant avec plaisir à vos questions et je serai ravi d’en apprendre sur vos propres expériences.

Je vous remercie de votre attention.

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