Révision de la structure syndicale – Radio-Canada devant le CCRI

Montréal, le 19 septembre 2014

Le Conseil Canadien des Relations Industrielles (CCRI) a rendu aujourd’hui une décision favorable à la demande de Radio-Canada concernant la révision de la structure syndicale de ses employés travaillant au Québec et à Moncton.

Cette structure, en place depuis 1995, comprend quatre (4) unités de négociation. La Société estime que, pour évoluer dans l’environnement compétitif d’aujourd’hui et répondre adéquatement aux attentes de nos auditoires, un allègement s’impose.

Les prochaines étapes

  1. Radio-Canada et les quatre unités syndicales disposent maintenant de 90 jours pour s’entendre sur l’élaboration de la nouvelle structure syndicale.
  2. S’il y a entente entre les parties, le CCRI peut déterminer que la structure proposée est appropriée et rendre une décision en ce sens. S’il n’y a pas d’entente, le CCRI convoque toutes parties et entend leurs représentations sur la structure désirée. Au terme de ces représentations, le CCRI rend une décision.
  3. Que ce soit à la suite d’une entente négociée entre les parties ou d’une décision du CCRI sur la nouvelle structure syndicale, les employés syndiqués devront voter pour décider quelle(s) unité(s) de négociation les représentera(ont) dans cette nouvelle structure.

Montréal, le 19 décembre 2012

Au cours des dernières semaines, Radio-Canada s’est présentée devant le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) afin d’expliquer pourquoi la Société estime nécessaire de revoir la structure syndicale actuelle. Ces audiences constituent une étape importante du processus de révision demandé par Radio-Canada en mai 2012. Divers témoins dont Louis Lalande, vice-président principal des Services français, ont pris la parole.

L’environnement technologique et concurrentiel de Radio-Canada est aujourd’hui complètement différent de ce qu’il était à la fin des années 90. Les nouvelles technologies, en révolutionnant les moyens de production technique, ont modifié en profondeur l’utilisation des ressources matérielles et les modes de travail. Par des exemples concrets, les témoins de Radio-Canada ont illustré comment la profonde transformation de la production et de la diffusion de contenus à l’ère numérique a affecté la définition des tâches et modifié les frontières entre les diverses unités syndicales au quotidien.

L’évolution des médias a également été considérable. L’émergence des chaines spécialisées, qui drainent près de la moitié des auditoires, la diffusion web, qui accentue la fragmentation de marché et le changement des habitudes de consommation, et la propension des concurrents à distribuer leurs propres contenus plutôt que ceux de Radio-Canada nous obligent à devenir beaucoup plus flexible.

Tous ces changements entrainent des impacts considérables sur le plan opérationnel. L’optimisation des ressources humaines, matérielles et financières est inévitable si Radio-Canada veut demeurer concurrentielle. La direction de Radio-Canada fait valoir au CCRI que la structure syndicale ne favorise pas la flexibilité et la légèreté qu’offrent les nouvelles technologies, et atteint même le climat de travail et les conditions de développement des employés.

Radio-Canada poursuivra la présentation de ses éléments de preuve sur la nécessité de la révision de la structure syndicale devant le CCRI au mois de février et mars 2013 à Montréal. Les quatre unités de négociation feront ensuite valoir leur position à compter d’avril 2013.

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