Assemblée publique annuelle 2009

videoWebdiffusion

C’est sur le Web que CBC/Radio-Canada a tenu sa première assemblée publique annuelle le 23 septembre 2009. Des internautes de partout au Canada ont pu en apprendre davantage sur leur radiodiffuseur public national et soumettre leurs questions, en direct, en ligne.

Tim W. Casgrain, président du Conseil d’administration, Hubert T. Lacroix, président-directeur général, et Suzanne Morris, vice-présidente et chef de la direction financière, ont fait le bilan des faits saillants de 2008-2009 et ont présenté l’orientation stratégique de la Société pour l’exercice courant et pour l’avenir.

« Une évidence s’est imposée cette année : CBC/Radio-Canada devra dorénavant composer avec de lourdes contraintes financières et nous n’avons d’autre choix que de nous adapter. Nos succès reposent sur notre capacité à toucher davantage de Canadiens, à l’aide de moyens plus diversifiés que jamais, en leur proposant des contenus qu’ils désirent et dont ils ont besoin. C’est ce que nous avons mis beaucoup d’énergie à préserver l’an dernier et c’est ce que nous nous engageons à protéger à l’avenir. C’est ce à quoi les Canadiens s’attendent et c’est ce qu’ils méritent », a déclaré Tim W. Casgrain, le président du Conseil d’administration.

L’assemblée publique annuelle a permis à la Société de se rapprocher des citoyens, de faire preuve d’une plus grande transparence dans sa gestion des fonds publics et de réitérer son engagement à servir les Canadiens.

Hubert T. Lacroix a déclaré: « Tous les services de CBC/Radio-Canada à la télévision, à la radio et sur Internet, en anglais et en français, coûtent seulement 34 $ par année par Canadien. Cela correspond à moins de 10 cents par jour. Notre assemblée publique annuelle nous a permis de démontrer à nos actionnaires l'ampleur des services qu'ils reçoivent pour cette somme et d’entendre leurs commentaires sur nos services. »

Les archives de la webdiffusion de l’assemblée sont disponibles en ligne : avec interprétation simultanée ou webdiffusion originale. Les réponses aux questions les plus fréquemment posées seront publiées sous peu à cette adresse.

Foire aux questions

L'assemblée publique annuelle de CBC/Radio-Canada ayant duré 60 minutes, il ne nous a pas été possible de répondre à toutes les questions soumises lors de l'exercice.

Dans cette section, vous trouverez les réponses aux questions les plus fréquemment posées en ligne le 23 septembre dernier.

  • 1. Avec la récente baisse des revenus publicitaires et le fait que certains gouvernements ailleurs dans le monde ont choisi de financer leur radiodiffuseur public sans faire appel à la publicité, est-ce que CBC/Radio-Canada entend éliminer la publicité sur ses réseaux? Est-ce que CBC/Radio-Canada acceptera des dons de ses auditoires dans le futur? Entendez-vous informer la population sur la situation financière du radiodiffuseur public?

    CBC/Radio-Canada ne peut décider unilatéralement quel est le meilleur modèle de financement pour le radiodiffuseur public. Les gouvernements qui se sont succédé depuis l’arrivée de la télévision ont encouragé la Société à trouver des revenus commerciaux, notamment par la présentation de publicité, plutôt que de se tourner vers le gouvernement en période difficile.

    Même si nous le souhaitions, nous ne pourrions pas éliminer la publicité de nos ondes à ce moment-ci et continuer à respecter notre mandat tel qu’il est établi dans la Loi sur la radiodiffusion. Les revenus que la publicité génère sont essentiels à la création d’émissions canadiennes originales de grande qualité et au maintien de notre portée géographique. Avant la crise économique, les revenus publicitaires de la Société s’élevaient à près de 340 millions de dollars par année. Comme le gouvernement s’attend à ce que CBC/Radio-Canada trouve par elle-même une portion considérable de son budget de programmation et continue de servir les Canadiens avec le même niveau de service, sinon de façon encore plus étendue, nous ne pouvons pas envisager d’éliminer la publicité sur nos ondes.

    Il est intéressant de noter que parmi les 18 grands pays occidentaux pour lesquels on a mesuré le financement des radiodiffuseurs publics par habitant, CBC/Radio-Canada se place au 15e rang du financement (étude du Groupe Nordicité ltée, janvier 2009). En comparaison, la BBC reçoit 124 dollars par habitant et la France, 65 dollars (bientôt 77 dollars) pour diffuser en une seule langue et dans un seul fuseau horaire, alors que CBC/Radio-Canada reçoit seulement 34 dollars par habitant et offre ses services dans les deux langues officielles sur six fuseaux horaires.

    Pour ce qui est des dons de notre auditoire, contrairement à PBS aux États-Unis, nous ne sommes pas autorisés à collecter des fonds du public. Nous ne pouvons donc accepter de dons.

    Concernant la nécessité d’informer la population sur notre situation financière, depuis sont entrée en fonction en janvier 2008, le président-directeur général en a discuté avec des représentants gouvernementaux, diverses parties intéressées, des groupes et des particuliers, ainsi que des comités parlementaires et le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Également, nous communiquons régulièrement avec Patrimoine canadien et son ministre, M. James Moore. Notre situation financière est aussi mentionnée dans nos rapports annuels et autres documents publics, ainsi que dans les discours du président-directeur général. L’enjeu est que le modèle d’entreprise des radiodiffuseurs généralistes ne fonctionne plus et que CBC/Radio-Canada a besoin d’un financement pluriannuel, de meilleurs outils de gestion et d’une marge de crédit afin de continuer à présenter aux Canadiens une programmation de grande qualité. Nous vous invitons à consulter nos rapports annuels disponibles en ligne, ainsi que les discours du président-directeur général.

  • 2. Pendant les émissions de CBC/Radio-Canada, nous entendons des annonces faisant la promotion des autres émissions de la Société. Ce n’est pas tout le monde qui aime ces interruptions. Continuerez-vous à les diffuser?

    Nous savons que nos auditoires s’intéressent aux diverses émissions de notre programmation et nous croyons que ce type d’autopublicités croisées en ondes est une façon efficace d’informer l’auditoire sur les émissions à venir. En même temps, nous faisons attention de ne pas en présenter un trop grand nombre à nos auditoires. Comme nous croyons qu’informer le public à propos des émissions à venir est une chose importante, nous continuerons à utiliser ces autopublicités de manière appropriée.

  • 3. Que pense le public de la nouvelle programmation de CBC Radio 2?

    La nouvelle programmation de CBC Radio 2 suscite des réactions très positives. Il est vrai que nous avons perdu un certain nombre d’auditeurs qui ne s’intéressaient qu’à la musique classique. Nous nous y attendions quand nous avons décidé d’élargir notre programmation à une gamme plus vaste de styles musicaux créés au Canada. D’un autre côté, nous avons attiré de nouveaux auditeurs qui apprécient différents genres musicaux. Les réactions que suscitent nos nouvelles émissions sont donc très encourageantes.

    On constate une augmentation de notre auditoire tout au long de la journée. De plus, le nombre d’auditeurs de nos nouvelles émissions de musique classique est plus élevé que jamais.

  • 4. Comment CBC/Radio-Canada s’assure-t-elle de représenter la diversité sur ses ondes? Faites-vous en sorte que divers points de vue y soient exprimés?

    Pour CBC/Radio-Canada, la diversité constitue une priorité, tant dans ses pratiques d’embauche que dans sa programmation. Pendant de nombreuses années, la Société avait une stratégie axée sur l’augmentation de la représentativité des minorités visibles, des Autochtones, des personnes handicapées et des femmes, tant au sien de ses effectifs que dans sa programmation. Récemment, nous avons élargi notre approche en matière de diversité afin d’inclure un plus grand nombre de nos secteurs d’activité. Nous élaborons actuellement un plan d’action de diversité stratégique pour les années à venir.

    Du côté de la télévision, nous nous attendons à ce que les producteurs indépendants nous présentent un plan de promotion de la diversité dans les émissions en développement et en production avec nous. Nos services de la radio s’assurent de la diversité de leurs effectifs et de leur programmation depuis plusieurs années, et sont des chefs de file en matière « d’embauche stratégique » sur le plan de la diversité. De plus, nous élaborons de nouvelles méthodologies afin de nous assurer que nos émissions de nouvelles tiennent compte de la diversité.

    Dans le cadre de notre obligation de nous conformer à la réglementation du CRTC chaque année, nous fournissons à cet organisme un rapport qui démontre notre capacité à refléter les régions ainsi que les quatre groupes cibles en matière d’équité : les minorités visibles, les Autochtones, les personnes handicapées et les femmes. Cette année, de nouvelles lignes directrices seront instaurées afin de colliger ces renseignements en vue d’améliorer notre façon de mesurer la diversité d’une année à l’autre.

    En ce qui concerne la présentation de divers points de vue sur nos ondes, il s’agit d’un enjeu pour lequel CBC/Radio-Canada ne ménage aucun effort dans toutes ses composantes médias chaque jour. Nous nous assurons de continuellement mettre à jour et d’agrandir notre banque d’experts et d’analystes afin de représenter diverses opinions, y compris celles qui pourraient être sous-représentées, de différents groupes et de différentes régions.

    Afin de nous assurer que nous continuerons à présenter différents points de vue, nous avons entrepris, en janvier 2009, une étude sur l’étendue et la profondeur de nos contenus de nouvelles. Cette étude, entreprise par des consultants externes, évaluera également les attentes des Canadiens vis-à-vis des services de l’information du radiodiffuseur public. Afin de refléter la réalité propre à ses marchés, CBC/Radio-Canada effectuera deux études distinctes, avec les mêmes objectifs, portant sur la couverture de l’information aux Services français et aux Services anglais. Cette étude tiendra compte également des mesures de responsabilité journalistique qui existent déjà à CBC/Radio-Canada, comme la publication de nos Normes et pratiques journalistiques et les services offerts par deux ombudsmans, qui traitent les questions d’exactitude, d’intégrité et d’équité

    Grâce aux données recueillies dans cette étude, CBC/Radio-Canada pourra continuer de tout mettre en œuvre pour demeurer la source d’information la plus crédible du pays et un modèle de journalisme de radiotélévision partout ailleurs. Nous publierons également les résultats de cette étude.

    CBC/Radio-Canada a aussi commandé des évaluations indépendantes de sa couverture des élections fédérales de 2008. Les résultats de ces évaluations sont publics. Le rapport sur la couverture effectuée par CBC News qu’a préparé ERIN Research peut être consulté en ligne. Le rapport sur la couverture de Radio-Canada, produit par le Centre d’étude sur les médias, peut être consulté en ligne aussi.

  • 5. Comment CBC/Radio-Canada pourra-t-elle continuer à servir les petites communautés tandis qu’elle licencie du personnel et élimine des émissions en raison de sa situation financière actuelle?

    Il est vrai que nous avons éliminé 800 postes cette année, mais nous avons travaillé très fort et réussi à protéger notre implantation géographique dans l’ensemble du pays. Être solidement ancré dans les régions est une priorité majeure pour nous. Tandis que les radiodiffuseurs privés désertent les régions, nous avons choisi d’y rester présents et de chercher des façons d’améliorer nos services lorsque cela est possible, même en cette période économique difficile.

    Le Fonds pour l’amélioration de la programmation locale (FAPL) que le gouvernement a récemment créé nous aidera à maintenir et à améliorer nos services dans les plus petites communautés.

    En ce qui concerne la télévision locale au Canada, un enjeu d’actualité, le CRTC se penchera sur son avenir cet automne. CBC/Radio-Canada entend faire des recommandations en faveur de la négociation de la juste valeur de son signal avec les distributeurs de services de télévision par câble et par satellite qui le distribuent depuis des années sans nous verser de compensation, mais qui le facturent aux clients. En nous accordant le droit d’être rémunérés pour la valeur de notre signal, nous pourrions bénéficier de revenus qui nous aideraient à maintenir les services de télévision locale dans ces communautés.

  • 6. Comment allez-vous vous assurer que vos services Internet sont les meilleurs du pays?

    En 2008-2009, CBC.ca a encore une fois été le site Web de médias et d’information de langue anglaise le plus populaire du Canada avec 4,8 millions de visiteurs uniques par mois (comScore). CBC.ca débite en moyenne 750 000 éléments d’information par semaine ― 575 000 sous forme de clips vidéo et 175 000 sous forme de clips audio. Plus de 280 000 membres inscrits ont envoyé plus de 1,9 million de commentaires, soit 260 000 en moyenne par mois, avec un record de 16 000 pour une journée. En moyenne, 4 800 utilisateurs participent à la vie de nos communautés virtuelles chaque jour ouvrable.

    Plus de 2,1 millions de mentions de « recommandation » ont été attribuées par les internautes à des commentaires publiés sur notre site.

    Radio-Canada.ca est le deuxième site média francophone le plus fréquenté avec une moyenne mensuelle de 968 000 visiteurs francophones (comScore). Le contenu audio-vidéo sur le site a connu une forte progression en 2008-2009 avec une hausse d’environ 35 pour cent du nombre de visites en un an.

    Nous entendons non seulement continuer de jouer ce rôle de chef de file sur Internet, mais aussi de l’améliorer en poursuivant l’intégration de nos activités médiatiques au fur et à mesure que nous devenons une entreprise de contenu destiné à toutes les plateformes sur lesquelles nous nous adressons aux Canadiens, ainsi que le leader dans ce domaine.

    Même si nous avons dû supprimer des emplois cette année, nous avons maintenu nos investissements stratégiques dans les nouvelles technologies afin de continuer à nous adapter aux changements technologiques et aux demandes de nos auditoires.

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