Conflits d'intérêts

  • Introduction

    À titre de diffuseur public, notre crédibilité dépend de notre réputation. Or cette réputation repose sur les gestes de chacun d’entre nous. Aux yeux du public, la confiance dans la Société est façonnée par la somme de nos comportements, que ce soit au travail ou en dehors du travail.

    On s’attend à ce que nous soyons d’abord et avant tout indépendants et impartiaux. Notre première allégeance va au public. Tout conflit réel ou apparent entre l’intérêt public et notre intérêt personnel risque d’éroder la confiance que les Canadiens ont en nous.

    Nous nous efforçons ainsi d’éviter tout geste qui puisse avoir l’apparence de partisanerie ou de parti pris pour une cause. Nous choisissons avec circonspection les organisations avec lesquelles nous nous associons. Nous prenons particulièrement garde à ce que nous disons en public. Nous reconnaissons que nos liens professionnels et personnels peuvent façonner la manière dont le public perçoit notre travail.

    Pour guider nos actions, nous nous référons au code de conduite et aux politiques sur les conflits d’intérêts et sur les activités politiques.

    Pour faire face à tout conflit d’intérêts réel ou apparent, la transparence est de mise. Nous avons le devoir de révéler à notre supérieur les situations qui peuvent mener à de tels conflits et nous nous efforçons de résoudre les problèmes qui pourraient en découler.

  • Participation à des productions et à des activités extérieures

    Avant d’écrire un livre ou d’y contribuer, ou de prendre part à une production extérieure, nous consultons notre supérieur.

    Quand nous choisissons de couvrir l’œuvre produite à l’extérieur par un employé de Radio-Canada, nous nous fondons sur l’intérêt public.

    Le lien professionnel qu’a un auteur avec Radio-Canada ne devrait être ni un avantage ni un désavantage.

    Si nous sommes invités comme conférencier, panéliste ou animateur par un groupe extérieur, nous devons obtenir l’autorisation préalable de notre supérieur.

    La direction prend ces décisions selon les critères et les politiques qu’elle établit.

    Il faut également obtenir l’autorisation de notre supérieur pour siéger au conseil d’administration d’associations ou d’organismes professionnels et bénévoles.

    Les activités extérieures ne doivent pas nous détourner de notre obligation d’impartialité. Nous ne défendons pas un point de vue particulier dans les questions qui font l’objet d’un débat public.

  • Voyages gratuits

    L’acceptation de voyages gratuits pour préparer un reportage ou une émission peut nous placer en conflit d’intérêts.

    Pour nous rendre sur les lieux d’un sujet d’intérêt public, nous recourons parfois à l’aide d’un organisme ou d’une personne de l’extérieur.

    Dans ces circonstances exceptionnelles, nous devons alors obtenir l’autorisation du directeur.

    Si, exceptionnellement, nos frais de voyage ont été assumés par un organisme ou de personnes de l’extérieur et que nous avons été incapables de les rembourser, nous le mentionnons dans notre couverture.

  • Reportages sur Radio-Canada

    Lorsque nous faisons un reportage sur Radio-Canada (ou sur un partenaire de Radio-Canada), nos normes journalistiques demeurent les mêmes. C’est l’intérêt public qui guide nos choix.

    Bien qu’il existe ici un conflit d’intérêts potentiel, le moyen le plus efficace d’assurer l’intégrité de notre démarche journalistique est de nous en tenir aux processus normaux de collecte d’informations et de prise de décision à toutes les étapes de la préparation du reportage.

    Il devrait donc exister une séparation claire entre les personnes qui couvrent le sujet et celles dont la priorité est de défendre la Société ou son partenaire.

    Les journalistes qui participent à ce type de couverture doivent s’abstenir d’assister aux réunions d’information internes portant sur le sujet.

  • Couverture de sujets concernant des membres de la famille

    L’intégrité est un de nos principes. En conséquence, nous nous abstenons de couvrir un sujet qui concerne un membre de notre famille immédiate (ou de notre belle-famille).

    Nous avons la responsabilité d’informer notre supérieur d’un conflit d’intérêts potentiel.

    Si une telle situation était inévitable, nous rédigeons un protocole de conduite avec notre supérieur pour protéger l’intégrité de notre journalisme.

  • Cadeaux et faveurs

    Les journalistes de Radio-Canada devraient refuser les faveurs, ce qui inclut les boissons et les repas gratuits. Une exception s’applique aux collations ou aux repas qui sont offerts à tous lors des événements de presse.

    Accepter un billet dans le but de couvrir un événement n’est pas considéré comme une faveur.

    Pour lui permettre de rester à jour sur un sujet, il peut être parfois approprié qu’un journaliste participe à un événement pour lequel aucune couverture n’est prévue.

    Avant de participer à un tel événement, un journaliste devrait consulter son supérieur.

    Il est possible d’accepter un prix pour des activités journalistiques. Un prix remis par une organisation non journalistique peut aussi être accepté, mais seulement après consultation avec le directeur.

  • Utilisation personnelle des médias sociaux

    Dans les médias sociaux, nous nous appuyons sur deux de nos principes : l’impartialité et l’intégrité. Les médias sociaux sont au carrefour de nos identités professionnelles et personnelles, ce qui nous pose des défis particuliers.

    Nos journalistes, peu importe leur statut d’emploi, ainsi que nos stagiaires, devraient considérer ce qui suit :

    • Dans les médias sociaux, nous n’oublions pas notre lien professionnel avec Radio-Canada;
    • Nous faisons preuve de réserve et nous nous efforçons de ne rien faire qui puisse nuire à la réputation de Radio‑Canada;
    • Nous comprenons que nos mots et nos gestes peuvent avoir des conséquences non seulement sur nous, mais aussi sur nos collègues et sur l’ensemble de la Société;
    • Nous savons que l’expression d’opinions personnelles sur des sujets controversés ou d’ordre politique peut miner la crédibilité du journalisme de Radio-Canada et éroder la confiance de notre public. En conséquence, nous nous abstenons d’exprimer de telles opinions dans un compte de médias sociaux qui établit ou suggère notre lien professionnel avec Radio-Canada. Nous devrions nous demander si une personne extérieure qui voit notre compte peut en déduire que nous travaillons à Radio-Canada;
    • Nous reconnaissons que la confidentialité sur l’Internet n’est jamais assurée. Ce que nous publions dans des comptes personnels et privés peut non seulement nuire à notre crédibilité personnelle, mais aussi à celle de Radio-Canada;
    • Nous tenons compte de l’impression que peut créer le partage et la publication des contenus des autres, des hyperliens qui y mènent y compris les commentaires que nous y ajoutons. Nous tentons d’éviter que nos actions aient l’air d’un appui et, si cela est approprié et possible, nous précisons le contexte;
    • Nous comprenons que si nous donnions une impression de parti pris dans les médias sociaux, cela influencerait les responsables éditoriaux dans leur choix de qui peut couvrir certains sujets.
  • Interaction avec l’auditoire

    Radio-Canada souhaite échanger avec les Canadiens, notamment sur les plateformes numériques. Nous y faisons preuve de courtoisie et quand la pareille ne nous est pas rendue, nous pouvons interrompre un échange. Nous le faisons alors, si possible, sans restreindre indûment l’accès à nos contenus.

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