Faits divers

  • Respect de la douleur des victimes et des proches

    Lorsque nous prenons contact avec les victimes ou les témoins d’un drame, nous nous demandons s’il est d’intérêt public de révéler certains détails tout en faisant preuve de compassion et de retenue. Nous agissons avec sensibilité et jugement.

    Nous prenons soin de ne pas exercer de pressions indues auprès de personnes en détresse en vue d’obtenir une entrevue.

    Si des images ou des extraits sonores sont susceptibles de bouleverser une partie de l’auditoire, nous choisissons avec soin ces séquences pour les limiter à ce qui est nécessaire à la compréhension du sujet. De plus, nous mettons en garde le public avant leur diffusion ou leur mise en ligne.

  • Scènes de violence

    Notre couverture journalistique présente la réalité telle qu’elle est. Les scènes de violence et de souffrance font partie de notre couverture des guerres, des catastrophes, des crimes et d’une variété de conflits.

    Toutefois, nous respectons aussi la sensibilité de nos spectateurs, auditeurs et lecteurs.

    En conséquence, nous évaluons l’impact des images en fonction de l’heure du jour et du contexte de leur diffusion.

    S’il est nécessaire d’utiliser des images qui risquent de choquer notre auditoire, nous le mettons en garde avant de les diffuser.

    Nous devons nous familiariser avec les lois et règlements qui gouvernent la présentation des scènes de violence.

  • Suicides

    Nous traitons avec sensibilité les suicides, tentatives de suicide et gestes désespérés. En particulier, nous évitons d’en décrire ou d’en illustrer la méthode. De plus, nous prenons en considération le risque de glorification de ces comportements ou l’influence néfaste qu’ils peuvent avoir chez des personnes vulnérables.

  • Alertes à la bombe

    Nous évitons généralement de faire écho à l’existence de menaces à l’endroit de personnes, à moins que la publication soit dans l’intérêt public.

    Nous évitons la mention de menaces à l’endroit d’institutions, sauf lorsque l’existence de ces menaces ou les mesures de sécurité prises par les autorités entraînent des conséquences pour le public.

    Toutefois, toute menace d’action violente (telle une alerte à la bombe) reçue par Radio-Canada doit être immédiatement signalée aux autorités policières.

  • Identité des victimes d'un accident ou d'un crime

    Si la police n’a pas communiqué l’identité des victimes décédées à la suite d’un accident ou d’un crime, nous ne divulguons ces renseignements qu’après les avoir confirmés. Si les membres de la famille immédiate n’ont pas été avisés, nous évaluons l’intérêt public d’identifier les victimes.

  • Disparitions et alertes amber

    Les disparitions, particulièrement celles d’enfants, captent l’attention des médias. Dans ces circonstances, nous assumons deux rôles : d’une part, celui de diffuseur d’information contribuant à faciliter les recherches et le retour de la personne, notamment dans le cadre du protocole pour l’alerte Amber ; d’autre part, celui du journaliste, qui doit conserver une distance critique et rapporter les faits de façon rigoureuse, tout en traitant les personnes concernées avec sensibilité.

    Dans plusieurs municipalités et régions du Canada, Radio-Canada a adhéré à un protocole pour l’alerte Amber, qui permet de diffuser des informations rapidement et de façon régulière et continue. Ces informations facilitent la recherche d’enfants disparus que la police croit victimes d’enlèvement et dont la sécurité pourrait être compromise. Ces informations incluent généralement plusieurs détails permettant d’identifier l’enfant disparu et peuvent être diffusées ou mises en ligne pendant que l’alerte Amber est en vigueur. Nous consultons les procédures mises en place par Radio-Canada pour le déclenchement d’une alerte Amber, afin de déterminer les conditions dans lesquelles ces informations sont diffusées et le moment où elles doivent cesser de l’être.

    Si l’enfant disparu est retrouvé et que des accusations sont portées par la suite relativement à sa disparition, nous respectons les règles et pratiques habituelles en matière d’identification des accusés, des témoins et des victimes, sans égard au fait que ces personnes ont déjà été identifiées pendant les recherches.

  • Accompagnement d’une patrouille policière

    Il nous arrive d’accompagner des policiers pendant une patrouille ou une opération policière. Notre objectif est d’informer les citoyens sur la façon dont l’État et ses agents assurent leur sécurité et administrent la justice. Les agents de la paix sont appelés à intervenir lors de situations où la violence physique peut survenir. Ils sont également tenus de recueillir des éléments de preuve qui pourraient servir à inculper ou à disculper un prévenu dans le cadre d’un procès.

    Lors d’une patrouille policière, notre présence risque de susciter la confusion entre les rôles actifs que jouent les agents de la paix dans l’exercice de leurs fonctions et notre rôle d’observateur. Nous ne recueillons pas des preuves servant à l’administration de la justice, mais bien des faits servant à l’information du public.

    La loi autorise les agents de la paix à accomplir certains actes qui, sans cette autorisation, constitueraient des intrusions dans la vie privée ou sur la propriété privée de citoyens. Nous ne bénéficions pas des mêmes privilèges d’accès que les agents de la paix. À moins d’être invités directement par le propriétaire ou l’occupant des lieux, nous agissons de manière à respecter leur vie privée.

    Voilà pourquoi, avant d’accepter d’accompagner des agents de la paix dans leur travail, nous nous assurons d’avoir bien précisé auprès d’eux les contraintes inhérentes à notre présence. Nous évaluons l’ensemble des risques découlant de notre présence avec les agents de la paix. La décision finale concernant notre participation à ce genre d’opération doit être prise par le rédacteur en chef, en consultation avec les Services juridiques.

    Dans nos reportages tirés de ce genre d’opérations, nous avisons clairement l’auditoire des limites qui nous ont été imposées dans notre capacité d’observer les faits. Nous prenons également soin de respecter la vie privée ainsi que la présomption d’innocence des citoyens avec lesquels nous sommes entrés en contact dans le cadre de la patrouille ou de l’opération policière.

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