Médias sociaux

  • Principes

    Les médias sociaux peuvent être un outil puissant et important pour le travail journalistique, tant pour la collecte d’informations que pour leur diffusion.

    Quelle que soit la plateforme utilisée pour la diffusion des informations, nous restons fidèles à nos normes. Nous ne diffusons pas sur des réseaux sociaux des informations que nous ne diffuserions pas à l’antenne ou sur notre site Internet.

    Lorsque nous utilisons les médias sociaux comme outil pour recueillir de l’information, nous appliquons les mêmes normes que pour les autres sources d’information.

    Nous adhérons aux mêmes principes et valeurs dans notre utilisation personnelle des médias sociaux.

  • Vérification de l'information dans le contenu généré par les utilisateurs

    Radio-Canada est responsable de tous ses contenus d’information. Cette politique s’applique aux textes, aux images et aux séquences vidéo ou audio provenant du public qui sont intégrés dans notre couverture de l’actualité sur toutes les plateformes.

    Les documents provenant d’une source extérieure à Radio-Canada sont clairement identifiés comme tels.

    Nous tentons de vérifier l’information au moyen d’une deuxième source. Il peut aussi survenir des situations où une troisième source est nécessaire.

    Nous révélons au public ce que nous savons, notamment les liens qui peuvent exister entre l’utilisateur et l’événement qu’il a rapporté.

    Dans certains cas, il peut être difficile d’authentifier une contribution. Il peut arriver que, pour des raisons pratiques ou pour servir l’intérêt public, nous décidions de publier un document avant d’avoir effectué toutes les vérifications d’usage.

    Dans ce cas, nous en informons le public.

    La décision de publier un contenu sans qu’il soit pleinement authentifié incombe au rédacteur en chef.

  • Dissimulation de sa fonction de journaliste

    Bien que le journalisme s’exerce à visage découvert, il peut arriver que, dans le cadre d’une enquête sur un sujet d’intérêt public, un journaliste doive taire sa fonction et le but réel de sa démarche, et se faire passer pour un simple citoyen. Nous aurons préalablement consulté le directeur pour ce faire. Quel que soit le moyen employé pour communiquer avec des sources sans nous identifier comme journalistes (en personne, par téléphone, par courriel ou par les médias sociaux), avant de diffuser l’information obtenue de cette façon, nous tenterons de mettre les personnes visées devant les faits et tiendrons compte de leur réaction dans la présentation de notre reportage.

    Quand l’enquête porte sur des comportements illégaux ou antisociaux ou sur des abus de confiance et que la recherche d’information d’intérêt public le justifie, le journaliste peut, pour obtenir des informations de première main, infiltrer une organisation. Nous tenons compte d’un enjeu de sécurité possible pour le journaliste.

    Avant d’avoir recours à l’infiltration, nous nous assurerons que les conditions suivantes sont réunies :

    • Nous avons une source crédible qui nous permet de croire que les personnes ciblées ont un comportement illégal ou antisocial, ou commettent un abus de confiance;
    • Nous aurions peu de chance d’obtenir l’information recherchée ou de confirmer le comportement que nous voulons mettre en évidence par une approche ouverte;
    • L’infiltration nous permet probablement de recueillir la meilleure preuve de ce comportement.

    Tout projet d’infiltration doit être autorisé par le directeur.

  • Enfants et médias sociaux

    Nous prenons grand soin de protéger la vie privée des enfants qui utilisent des médias sociaux.

    Nous prenons des précautions particulières envers les enfants de 15 ans ou moins, qui peuvent ne pas avoir le jugement nécessaire pour consentir à une entrevue et à la divulgation d’informations.

    Nous évitons de communiquer de l’information qui permettrait de les identifier et les exposerait à des prédateurs sur Internet.

    Lorsque nous communiquons avec des enfants par Facebook ou d’autres sites publics, nous observons les normes établies à l’égard de la participation des enfants qui s’appliquent à toutes les autres plateformes.

  • Utilisation personnelle des médias sociaux

    Dans les médias sociaux, nous nous appuyons sur deux de nos principes : l’impartialité et l’intégrité. Les médias sociaux sont au carrefour de nos identités professionnelles et personnelles, ce qui nous pose des défis particuliers.

    Nos journalistes, peu importe leur statut d’emploi, ainsi que nos stagiaires, devraient considérer ce qui suit :

    • Dans les médias sociaux, nous n’oublions pas notre lien professionnel avec Radio-Canada;
    • Nous faisons preuve de réserve et nous nous efforçons de ne rien faire qui puisse nuire à la réputation de Radio-Canada;
    • Nous comprenons que nos mots et nos gestes peuvent avoir des conséquences non seulement sur nous, mais aussi sur nos collègues et sur l’ensemble de la Société;
    • Nous savons que l’expression d’opinions personnelles sur des sujets controversés ou d’ordre politique peut miner la crédibilité du journalisme de Radio-Canada et éroder la confiance de notre public. En conséquence, nous nous abstenons d’exprimer de telles opinions dans un compte de médias sociaux qui établit ou suggère notre lien professionnel avec Radio-Canada. Nous devrions nous demander si une personne extérieure qui voit notre compte peut en déduire que nous travaillons à Radio-Canada;
    • Nous reconnaissons que la confidentialité sur Internet n’est jamais assurée. Ce que nous publions dans des comptes personnels et privés peut non seulement nuire à notre crédibilité personnelle, mais aussi à celle de Radio-Canada;
    • Nous tenons compte de l’impression que peut créer le partage et la publication des contenus des autres, des hyperliens qui y mènent y compris les commentaires que nous y ajoutons. Nous tentons d’éviter que nos actions aient l’air d’un appui et, si cela est approprié et possible, nous apportons le contexte;
    • Nous comprenons que si nous donnions une impression de parti pris dans les médias sociaux, cela influencerait les responsables éditoriaux dans leur choix de qui peut couvrir certains sujets.
  • Interaction avec l’auditoire

    Radio-Canada souhaite échanger avec les Canadiens, notamment sur les plateformes numériques. Nous y faisons preuve de courtoisie et quand la pareille ne nous est pas rendue, nous pouvons interrompre un échange. Nous le faisons alors, si possible, sans restreindre indûment l’accès à nos contenus.

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