Production (médias numériques)

  • Principes

    Les Normes et pratiques journalistiques s’appliquent au journalisme en ligne et numérique comme à tout autre contenu journalistique de Radio-Canada.

    Nous occupons une place active dans l’espace numérique. Dans cet environnement circulent des informations non filtrées et des opinions non censurées. Nous nous distinguons par notre attachement à l’ensemble de nos valeurs. Nous identifions clairement la source de nos contenus numériques et nous précisons si ces contenus constituent de la nouvelle, de l’analyse ou de l’opinion.

    Nous faisons appel aux membres de notre public comme partenaires dans la création de contenu en ligne et numérique. Nous l’indiquons clairement, le cas échéant. Le journalisme dans les environnements en ligne et numériques soulève des enjeux particuliers, qui sont liés notamment à la vitesse de communication, à l’interactivité, ainsi qu’à la permanence et à l’accessibilité des documents.

  • Hperliens

    Nous enrichissons notre information en ligne en intégrant des hyperliens vers d’autres sites dans nos articles et reportages.

    Ces hyperliens reflètent des opinions pertinentes sur un sujet.

    Nous prenons des moyens raisonnables pour ne pas donner l’impression que les hyperliens inclus dans nos reportages représentent une forme d’appui à l’information relayée.

    Nous nous assurons que les hyperliens menant à des sites d’entreprises ou à d’autres organisations servent un but journalistique.

    Les hyperliens vers des campagnes promotionnelles ne devraient généralement pas être utilisés.

    Nous donnons aux utilisateurs suffisamment d’information sur les sites auxquels mènent les hyperliens pour qu’ils puissent choisir de les consulter ou non.

  • Présence de tiers sur les sites de Radio-Canada

    Les pages de nouvelles en ligne de Radio-Canada peuvent contenir des documents provenant de sites externes. Nous identifions clairement ces documents et précisons leur source originale ou leur auteur.

  • Présence de Radio-Canada sur des sites externes

    Lorsque Radio-Canada ouvre des comptes ou crée des profils sur des sites externes, les commentaires ou documents que nous y insérons respectent nos Normes et pratiques journalistiques.

    Pour maintenir l’intégrité de la marque, tout document que nous publions sur des sites externes doit porter clairement la marque de Radio-Canada.

  • Retrait de contenus

    Le contenu en ligne demeure accessible en permanence. Il arrive que des personnes mentionnées dans nos pages web nous demandent de retirer de nos sites les documents qui les concernent. En général, nous n’accédons pas à ces demandes de retrait.

    Les contenus de nos sites Internet constituent des archives de l’actualité. La modification de ces contenus risque d’altérer l’intégrité de ces archives. Elle pourrait également miner notre crédibilité et la confiance du public à l’égard de notre activité journalistique.

    On peut toutefois considérer des exceptions à la règle lorsque la sécurité des personnes concernées est en jeu ou que d’autres questions d’ordre juridique sont soulevées.

    La suppression de contenus demeure un geste exceptionnel et cette décision doit être prise par le directeur du secteur concerné.

    Nous pouvons parfois envisager d’autres mesures, notamment la correction, la clarification ou la mise à jour d’un article en y ajoutant le dénouement de l’événement couvert.

  • Questions posées en ligne à l'auditoire

    Nous posons parfois des questions à l’auditoire et l’invitons à y répondre en ligne par oui ou par non. Cela nous permet de solliciter la participation du public. Mais comme les réponses obtenues ne satisfont à aucun des critères définis dans notre politique sur les sondages d’opinion, nous ne présentons pas les questions et les résultats comme des sondages.

    Nous faisons état des résultats en indiquant le nombre de votes pour chaque option. Nous ne donnons pas les résultats en pourcentage comme nous le ferions pour un sondage d’opinion en bonne et due forme.

    Lorsque nos émissions font référence aux résultats de ces coups de sonde en ligne, nous les présentons clairement comme n’ayant aucune valeur scientifique, puisqu’ils ne sont pas le reflet fidèle de l’opinion publique ou de l’opinion de notre auditoire.

  • Dissimulation de sa fonction de journaliste

    Bien que le journalisme s’exerce à visage découvert, il peut arriver que, dans le cadre d’une enquête sur un sujet d’intérêt public, un journaliste doive taire sa fonction et le but réel de sa démarche, et se faire passer pour un simple citoyen. Nous aurons préalablement consulté le directeur pour ce faire. Quel que soit le moyen employé pour communiquer avec des sources sans nous identifier comme journalistes (en personne, par téléphone, par courriel ou par les médias sociaux), avant de diffuser l’information obtenue de cette façon, nous tenterons de mettre les personnes visées devant les faits et tiendrons compte de leur réaction dans la présentation de notre reportage.

    Quand l’enquête porte sur des comportements illégaux ou antisociaux ou sur des abus de confiance et que la recherche d’information d’intérêt public le justifie, le journaliste peut, pour obtenir des informations de première main, infiltrer une organisation. Nous tenons compte d’un enjeu de sécurité possible pour le journaliste.

    Avant d’avoir recours à l’infiltration, nous nous assurerons que les conditions suivantes sont réunies :

    • Nous avons une source crédible qui nous permet de croire que les personnes ciblées ont un comportement illégal ou antisocial, ou commettent un abus de confiance;
    • Nous aurions peu de chance d’obtenir l’information recherchée ou de confirmer le comportement que nous voulons mettre en évidence par une approche ouverte;
    • L’infiltration nous permet probablement de recueillir la meilleure preuve de ce comportement.

    Tout projet d’infiltration doit être autorisé par le directeur.

  • Journalisme de données

    De nombreuses organisations mettent des données en ligne à la disposition du public.

    Nos Normes et pratiques journalistiques s’appliquent aux journalistes, aux développeurs et aux programmeurs qui font la cueillette, l’analyse et la visualisation de ces données, ainsi qu’à ceux qui produisent des reportages à partir de cette information.

    Il est possible de se servir d’un moissonneur de données afin d’extraire de l’information publiquement accessible d’un site dans un court délai.

    Lorsque nous employons un tel outil, nous nous efforçons d’être transparents auprès de l’organisation visée.

    Nous prenons aussi des moyens raisonnables pour minimiser l’effet que notre démarche peut avoir sur la performance d’un site et sur ses utilisateurs publics.

    Quand les circonstances et l’intérêt public le justifient, il peut être nécessaire de recourir à des procédés clandestins pour obtenir des données. (Voir le chapitre Procédés clandestins - Principes)

    Ces procédés font l’objet de considérations juridiques. Avant de procéder clandestinement, nous demandons l’autorisation du directeur.

  • Utilisation des médias sociaux – Principes

    Les médias sociaux peuvent être un outil puissant et important pour le travail journalistique, tant pour la collecte d’informations que pour leur diffusion.

    Quelle que soit la plateforme utilisée pour la diffusion des informations, nous restons fidèles à nos normes. Nous ne diffusons pas sur des réseaux sociaux des informations que nous ne diffuserions pas à l’antenne ou sur notre site Internet.

    Lorsque nous utilisons les médias sociaux comme outil pour recueillir de l’information, nous appliquons les mêmes normes que pour les autres sources d’information.

    Nous adhérons aux mêmes principes et valeurs dans notre utilisation personnelle des médias sociaux. (Voir : Utilisation personnelle des médias sociaux).

  • Interaction avec l’auditoire

    Radio-Canada souhaite échanger avec les Canadiens, notamment sur les plateformes numériques. Nous y faisons preuve de courtoisie et quand la pareille ne nous est pas rendue, nous pouvons interrompre un échange. Nous le faisons alors, si possible, sans restreindre indûment l’accès à nos contenus.
  • Enfants et médias sociaux

    Nous prenons grand soin de protéger la vie privée des enfants qui utilisent des médias sociaux.

    Nous prenons des précautions particulières envers les enfants de 15 ans ou moins, qui peuvent ne pas avoir le jugement nécessaire pour consentir à une entrevue et à la divulgation d’informations.

    Nous évitons de communiquer de l’information qui permettrait de les identifier et les exposerait à des prédateurs sur Internet.

    Lorsque nous communiquons avec des enfants par Facebook ou d’autres sites publics, nous observons les normes établies à l’égard de la participation des enfants qui s’appliquent à toutes les autres plateformes.

    Nous devrions nous familiariser avec les lois et règlements qui gouvernent la présentation des scènes de violence.

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