Production

  • Principes

    En matière d’information, la forme est importante. Les techniques de production contribuent au sens de nos contenus et à leur impact. Elles permettent de capter l’attention et peuvent faciliter la compréhension. Notre utilisation des techniques de production respecte l’exactitude des faits et l’équité qu’exige la démarche journalistique. Nous devons donc faire des choix judicieux lorsque les contenus d’information sont présentés avec de la musique ou des effets visuels qui peuvent en colorer la perception ou l’impact.

    Nous sommes honnêtes avec l’auditoire pour qu’il puisse bien situer les images, les sons et les propos dans le temps et dans leur contexte. Nous informons l’auditoire de l’emploi de certaines techniques, par exemple la reconstitution d’une scène, l’incorporation d’archives à des scènes d’actualité ou l’utilisation de procédés clandestins.

  • Forme des reportages en direct sur les sujets litigieux

    Le reportage préenregistré soumis à un processus éditorial rigoureux est généralement la façon la plus sûre d’éviter des erreurs lors de la diffusion d’informations litigieuses ou susceptibles de nuire à la réputation d’une personne ou d’un organisme.

    Nous pouvons également avoir recours au direct, à condition de respecter toutes les étapes suivantes :

    • Préparer un texte ou un scénario détaillé d’échange verbal en direct, incluant la présentation, les illustrations, les extraits sonores et visuels et la manchette;
    • Soumettre tous les éléments du scénario aux approbations appropriées;
    • S’en tenir au scénario approuvé.
  • Archives

    Pour illustrer un sujet, nous devons souvent faire appel à des éléments visuels ou sonores que nous n’avons pas nous-mêmes enregistrés, notamment des séquences d’archives. Toutefois, l’incorporation d’images et de sons provenant d’archives dans des scènes d’actualité ne doit pas porter à confusion. Nous prévenons l’auditoire et précisons au besoin le contexte ou la date des séquences d’archives, s’il subsiste un risque que ces dernières soient mal interprétées. Le contexte dans lequel les archives sont utilisées ne doit pas leur donner un sens qui trahit la réalité historique ou actuelle.

  • Reconstitutions, simulations et mises en scène générales

    Lorsqu’il est nécessaire de recourir à une reconstitution pour assurer la bonne compréhension d’un sujet, nous apportons un soin méticuleux à l’exactitude des faits, pour nous approcher le plus possible de la réalité. Pour ce faire, nous avons recours à des transcriptions, des procès-verbaux ou des dossiers officiels de même nature. Nous pouvons employer le compte rendu intégral des propos tenus ou situer la scène reconstituée dans les lieux où elle s’est effectivement déroulée. Il importe cependant d’éviter que l’auditoire confonde la reconstitution avec la réalité. Nous identifions clairement les scènes reconstituées pour éliminer tout risque de confusion.

    D’autres façons d’illustrer un sujet peuvent décrire une situation sans prétendre reconstituer une scène réelle. Ces méthodes peuvent être employées dans un cadre journalistique, sous réserve de certaines conditions. Une scène de simulation vise à évoquer un événement, ses protagonistes, les gestes que ces derniers auraient posés et le lieu où l’événement se serait déroulé, ou encore, à en donner l’impression.

    Une scène de simulation ne doit pas donner une fausse impression de réalité. Elle doit donc être produite et présentée de façon à souligner son caractère évocateur. S’il subsiste un risque de confusion, nous avisons l’auditoire que la scène ne correspond pas à la réalité.

    La mise en scène générale est couramment utilisée en production audiovisuelle. Elle comprend souvent des gestes quotidiens comme marcher, répondre au téléphone, consulter un document ou fermer une porte. Ces scènes servent clairement d’illustration générale et n’aspirent aucunement à décrire des faits réels de façon précise.

  • Contenu explicite

    Les scènes contenant de la violence, de la nudité et de la sexualité ne sont jamais présentées sans raison valable. Elles peuvent être justifiées lorsqu’elles sont importantes pour la compréhension du monde dans lequel on vit. Nous les présentons si c’est dans l’intérêt public, mais sans exploitation indue, voyeurisme ou sensationnalisme, et sans banalisation, encouragement ou glorification.

    Nous traitons les scènes pénibles avec discrétion et retenue, sans les prolonger indûment.

    Nous prévenons l’auditoire lorsqu’il est nécessaire d’avoir recours à des contenus explicites qui risquent de choquer.

    La distribution d’un contenu numérique audio ou vidéo pouvant heurter la sensibilité de l’auditoire suit les mêmes principes sur toutes les plateformes.

    Nous nous efforçons de prévenir l’auditoire avant la diffusion de ce contenu y compris, si cela est possible, quand il est présenté sur une plateforme extérieure.

  • Financement et partenariat

    Nous gardons notre indépendance journalistique ainsi que le contrôle de tous nos contenus d’information.

    Le recours à un financement externe ou à un partenariat ne doit pas influencer nos contenus, ni même donner l’impression que l’organisme payeur exerce une quelconque influence.

    Si nous produisons un contenu à l’aide d’une source de financement externe, nous devons en informer le public.

    Le recours à une source de financement externe, tels une ONG, un organisme gouvernemental ou un organisme qui attribue une bourse professionnelle ou de recherche, doit être approuvé par le directeur.

    Radio-Canada peut occasionnellement, pour des motifs d’affaires ou philanthropiques, s’associer à des sociétés ou à des groupes extérieurs. Dans ce cas, la couverture journalistique ne doit pas être une condition de l’entente.

    S’il y a couverture journalistique, celle-ci doit respecter les NPJ et se faire de telle manière que les journalistes qui y participent ne fassent pas la promotion d’une activité ou d’un produit.

    Ces principes s’appliquent aussi aux productions acquises ou commandées par Radio-Canada. Toutes leurs sources de financement, ainsi que les conditions qui y sont rattachées, doivent être divulguées par écrit à Radio-Canada.

  • Publicité

    Radio-Canada n’autorise pas les commanditaires à utiliser du temps de publicité pour diffuser des contenus d’information qu’ils auraient eux-mêmes produits. Radio-Canada est responsable de tous ses contenus d’information, peu importe où ils sont présentés.

    La crédibilité et l’image de marque de l’information de Radio-Canada ne doivent faire l’objet d’aucun compromis. Les contenus d’information peuvent être accompagnés de publicité ou de promotion. Toutefois, nous n’exploitons pas à des fins commerciales l’image de marque des émissions et des contenus d’information si cela a pour effet d’entacher notre indépendance, notre crédibilité et notre intégrité à titre de diffuseur public.

    Cela signifie que le personnel journalistique de Radio-Canada ne prépare pas et ne présente pas de contenu publicitaire.

    Un contenu publicitaire doit être clairement défini, par son apparence et son emplacement, de manière à ne pas le confondre avec les contenus d’information.

  • Image de marque de l’information dans les fictions

    Tout projet impliquant que des journalistes simulent l’exécution de leur travail dans des contextes de fiction, de parodie ou de publicité doit être approuvé par le directeur général de l’Information.

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