Impact et rapports

Pratiques durables pour le suivi de notre empreinte écologique et la gestion responsable

Impact

Rapports


IMPACT

Immeubles

Au 31 mars 2018, le parc immobilier de CBC/Radio-Canada comprenait 76 sites, 14 en propriété et 62 en location, qui abritaient nos studios de production, nos infrastructures de transmission et nos bureaux.

La performance de notre parc immobilier est un facteur déterminant de notre empreinte écologique. Nous évaluons régulièrement des solutions pour une occupation durable de notre espace, en examinant notre occupation actuelle et en prévoyant notre occupation future. Ce faisant, nous portons aussi attention aux zones inutilisées de nos immeubles.

Comme nous l’avons indiqué dans nos rapports des dernières années, nous avons considérablement réduit notre portefeuille immobilier, particulièrement en vendant, louant ou regroupant nos installations. Parmi nos principales réalisations en 2018, mentionnons :

  • un retranchement global de 50 000 pieds carrés de la superficie occupée;

  • la vente de l’emblématique Maison de Radio-Canada à Montréal et le début de la construction d’un nouvel immeuble sur la parcelle de notre site original située à l’est;

  • la conclusion de la vente de l’immeuble situé sur le chemin Bell, à Halifax, et le déplacement de nos activités dans un nouvel immeuble d’une superficie inférieure d’environ 30 000 pieds carrés;

  • le déménagement des employés de CBC Calgary dans des locaux loués, plus modernes, à la suite de la vente de notre immeuble du boulevard Westmount;

  • la réévaluation de la superficie louée à Toronto, diminuée d’environ 5 000 pieds carrés;

  • le départ de l’ancien immeuble à Iqaluit et son nettoyage;

  • le regroupement de tous les employés des Services français affectés à Saint-Boniface dans l’immeuble de CBC au centre-ville de Winnipeg;

  • la mise hors service des vieux studios de Saint-Boniface en vue de louer l’espace devenu vacant.

À l’avenir, nous nous attendons à ce que la plus grande partie de la réduction de notre empreinte immobilière résulte du fait de quitter des immeubles désuets dont nous sommes propriétaires pour louer des installations nouvelles et modernes. Ce virage nous permet également de continuer à créer du contenu de qualité, d’offrir à nos employés des environnements de travail moderne et plus collaboratif et de mieux gérer nos dépenses, tout en réduisant notre empreinte écologique et notre impact global sur l’environnement. Une des réalisations découlant de cette stratégie est notre déménagement, en 2020, dans la nouvelle Maison de Radio-Canada à Montréal.

Notre parc d’émetteurs a aussi été revu au cours de l’exercice 2017-2018. Nous avons enlevé des édifices ou des pylônes dans plusieurs de nos 529 sites actifs, ce qui a contribué à réduire encore notre empreinte. En général, ces travaux ont touché les sites de Steveston, Prince Rupert et Grand Forks en Colombie-Britannique, de Dryden en Ontario, de St. Anthony à Terre-Neuve-et-Labrador et de Parent au Québec. Comme nous n’avions plus besoin du site AM à Grand Forks, nous l’avons déplacé pour le réutiliser à notre site de Williams Lake en Colombie-Britannique. Le regroupement des employés de la Transmission à notre établissement de Saint-Boniface, au Manitoba, a été un autre changement important, de même que le déplacement de notre centre de maintenance de Nelson, en Colombie-Britannique, à un emplacement mieux adapté à nos besoins en matière d’espace (approximativement 25 % de la superficie de l’emplacement précédent).

Systèmes de refroidissement, systèmes de chauffage et groupes électrogènes

On utilise des groupes électrogènes pour alimenter, en cas de panne de courant, les sites de diffusion et de transmission de nos émissions dans les foyers canadiens, partout au pays.

Nous inspectons nos systèmes chaque année au moyen d’une approche fondée sur le risque pour nous assurer de leur fonctionnement efficient, mais aussi de leur impact minimal sur l’environnement. La capacité de nos groupes électrogènes correspond au potentiel total d’alimentation en électricité et non à l’utilisation annuelle réelle. En fait, la capacité totale est un indicateur de notre capacité de refroidissement et de chauffage de nos immeubles ainsi que de notre capacité d’alimentation de nos groupes électrogènes pour nos activités de production. Comme les moteurs des voitures, les groupes électrogènes sont devenus de plus en plus efficients avec le temps grâce à une conception améliorée et à des fonctions opérationnelles perfectionnées, de sorte que même si notre capacité peut augmenter en fonction de nos besoins d’énergie, nos groupes électrogènes sont aujourd’hui plus écologiques et, de là, ont un impact environnemental inférieur à celui des modèles antérieurs.

En 2017-2018, CBC/Radio-Canada utilisait 145 groupes électrogènes, soit trois de moins que l’année précédente. La capacité totale estimative de nos groupes électrogènes était de 25 401 kWh, une augmentation de 429 kWh par rapport à l’an dernier qui découle du remplacement d’infrastructures vieillissantes, plus particulièrement un réservoir de stockage de carburant et un groupe électrogène à Sydney en Nouvelle-Écosse, à Chicoutimi (rue Warren) au Québec et sur l’île de Salt Spring (pic Bruce) en Colombie-Britannique.

Nos systèmes de climatisation et de chauffage maintiennent les lieux de travail à une température acceptable pour nos employés et nos équipements (de diffusion et de transmission).

La capacité estimative totale de nos systèmes de refroidissement n’a varié que de 22,14 tonnes. Nous avions 461 systèmes de refroidissement en service, comparativement à 457 l’année précédente. Cette augmentation tient à l’installation d’une nouvelle unité de refroidissement dans la salle de TVHD à Camp Fortune, au Québec, et de deux nouvelles unités à nos sites du Nouveau-Brunswick. Nous avons installé des serpentins refroidisseurs de plus grande capacité, ce qui s’est répercuté sur la capacité de nos systèmes. En 2017-2018, les systèmes de chauffage en service sont également passés de 47 à 53.

Réservoirs de stockage de produits pétroliers

Les produits pétroliers et les réservoirs de stockage – hors sol et souterrains – servent à faire fonctionner les systèmes de chauffage de la Société et, plus important encore, à alimenter en électricité ses installations en cas de panne.

À titre de propriétaire et d’exploitant de réservoirs de stockage de produits pétroliers souterrains et hors sol au Canada, CBC/Radio-Canada se conforme au Règlement sur les systèmes de stockage de produits pétroliers et de produits apparentés. Au total, 24 de nos systèmes de stockage sont soumis à cette réglementation pour les réservoirs d’une capacité supérieure à 2 500 litres.

Le transfert de carburant dans les réservoirs de stockage représente le plus grand risque environnemental auquel CBC/Canada est exposée. En vertu de notre approche proactive de gestion des risques, des procédures de transfert normalisées à chaque aire de transfert contribuent à prévenir la contamination des sols et des eaux souterraines.

En 2017-2018, nous avons porté à 188 le nombre de nos réservoirs. Cette hausse est attribuable à une erreur dans le nombre indiqué dans notre rapport de 2016-2017. En passant en revue les statistiques pour le dernier exercice, nous avons constaté que nous avions 185 réservoirs en service, et non 181 comme nous l’avions rapporté initialement. De plus, la capacité de stockage de nos réservoirs dans l’exercice 2016-2017 était de 385 437 litres, alors que celle de nos 188 réservoirs en 2017-2018 est de 385 662 litres, un écart négligeable de 0,06 %.

Une ventilation plus fine des statistiques pour 2017-2018 montre que, malgré les deux réservoirs en service de plus que dans l’exercice précédent, la capacité totale de stockage de carburant était inférieure de 3 749 litres. Cette baisse a été attribuée aux travaux d’amélioration effectués à notre centre de maintenance de Sydney, en Nouvelle-Écosse, ainsi qu’à nos sites de Chicoutimi (rue Warren) au Québec et de l’île de Salt Spring (pic Bruce) en Colombie-Britannique. Parallèlement, les Solutions immobilières comptaient un total de 47 réservoirs en service, un de plus que l’an dernier (d’après nos calculs révisés). Par rapport à l’année précédente, la capacité totale des réservoirs de stockage des Solutions immobilières a augmenté de 3 974 litres.

Nous examinons chaque année nos besoins de stockage et, si possible, nous améliorons nos réservoirs ou en réduisons le nombre. De cette façon, nous évaluons continuellement le risque pour l’environnement d’éventuels déversements d’hydrocarbures, ce qui contribue à réduire au minimum, voire à éliminer, les problèmes futurs et à renforcer notre système de gestion environnementale.

Notre approche de gestion des risques a été évaluée en septembre 2017 dans le cadre d’un audit environnemental réalisé aux installations de CBC Vancouver. Dans le but d’évaluer la conformité avec nos procédures internes, 600 litres de carburant ont été livrées à trois réservoirs de stockage hors sol d’une capacité combinée de 14 400 litres. La livraison a été une réussite, et l’exercice a mis en évidence, avec justesse, la grande collaboration entre le livreur du carburant et l’équipe de BGIS, le gestionnaire tiers des installations, et l’application de nos procédures dans le souci de la sécurité. Aucun déversement ni aucune fuite n’a été signalé, l’équipement d’intervention d’urgence était accessible et prêt à fonctionner, et tous les participants étaient alertés et ont collaboré aux opérations. Des activités d’évaluation semblables doivent avoir lieu dans d’autres endroits en 2018-2019.

Nous avons dégagé des améliorations possibles que nous avons pris l’initiative d’apporter depuis.

Consommation d’énergie

Notre consommation d’énergie comprend la totalité de l’électricité, du gaz naturel, du mazout et de la vapeur utilisée par les installations de production de CBC/Radio-Canada.

Notre consommation d’énergie – et sa diminution si possible – constitue un volet important de notre programme environnemental. Depuis la parution de notre premier Rapport de performance environnementale, nous avons multiplié les initiatives de toutes sortes, qui ont eu un effet direct ou indirect sur notre consommation.

Le calcul de notre performance globale en 2017-2018 montre que notre consommation énergétique est passée de 181 065 644 ekWh à 177 574 511 ekWh (équivalents kilowattheures), soit une diminution de 1,93 %. On peut attribuer cette diminution au travail incessant de la Société tout entière pour réduire sa consommation, principalement par l’installation de la technologie d’éclairage DEL dans les studios et les immeubles. Plus précisément, la Transmission a enregistré une diminution de 1,7 % de sa consommation, qui est passée de 59 799 369 ekWh à 58 801 109 ekWh. Pour leur part, les Solutions immobilières ont consommé 2,09 % d’énergie de moins que l’an passé, soit 118 773 402 ekWh au lieu de 122 266 275 ekWh.

Les données sur la consommation énergétique de CBC/Radio-Canada peuvent être recoupées avec les résultats d’une enquête menée par Ressources naturelles Canada (Enquête sur l’utilisation commerciale et institutionnelle d’énergie : Bâtiments 2009, Rapport sommaire, 2013). En 2017-2018, l’indice de consommation d’énergie moyen de nos activités de radiodiffusion a été de 28,1 ekWh par pied carré, ce qui est inférieur au point de référence établi par Ressources naturelles Canada.

Notre engagement à réduire notre consommation énergétique est au cœur de la plupart de nos activités environnementales. Nous cherchons continuellement à atteindre cet objectif et à réduire le plus possible notre impact sur l’environnement.

Consommation énergétique totale estimée

Consommation d’eau

La consommation d’eau dans les immeubles de CBC/Radio-Canada comprend tout ce qui est relié aux réseaux de distribution d’eau municipaux ou autres, notamment l’eau qui se trouve dans les fontaines, les toilettes, les tours de refroidissement des installations de climatisation, etc.

En 2017-2018, la consommation d’eau totale estimée dans nos immeubles en propriété a diminué de 6,7 %, passant de 63,0 à 59,0 litres par pied carré. Ce résultat s’explique surtout par un remaniement de notre parc immobilier dans le cadre de la stratégie pour l’infrastructure, et plus précisément par la transition de propriétaire à locataire de nos installations.

Les valeurs de consommation d’eau de CBC/Radio-Canada sont comparées aux points de référence standards de l’industrie établis par l’Association des biens immobiliers du Canada (REALPac). Les données recueillies indiquent que, pour la onzième année consécutive, notre consommation d’eau normalisée moyenne est meilleure que les normes de l’industrie.

Nous nous efforçons toujours de trouver des moyens pour réduire la consommation d’eau, dans la mesure du possible.

Consommation d'eau normalisée moyenne dans nos Immeubles en propriété

Émissions atmosphériques – Infrastructure

Les émissions atmosphériques comprennent tout ce que nos installations émettent dans l’air, notamment les gaz d’échappement des véhicules, des groupes électrogènes, des systèmes de chauffage des immeubles, etc.

Les émissions atmosphériques totales des immeubles dont nous sommes propriétaires ont reculé de 12,19 % dans l’exercice 2017-2018. Les données révèlent une amélioration à l’échelle nationale, qui se traduit par une diminution des émissions totales dans pratiquement toutes les provinces et tous les territoires. Ces résultats sont la conséquence directe des efforts en lien avec les améliorations générales apportées à nos installations, les déménagements dans des immeubles en location de plus petite taille, la vente ou la mise hors service de sites, et même la température.

La quantité d’émissions que notre parc automobile rejette dans l’atmosphère dépend du type de véhicule choisi et de l’utilisation qui en est faite. Ces dernières années, nous avons signalé diverses améliorations qui ont beaucoup contribué à réduire nos rejets. Cela dit, en 2017-2018, la quantité de dioxyde de carbone (CO2) émise par nos véhicules est passée de 2 560 à 2 722 tonnes métriques, soit une hausse de 6,3 % attribuable à l’utilisation faite des véhicules et aux exigences pour la période visée.

Émissions atmosphériques estimées pour l'ensemble des immeubles

Émissions atmosphériques – Déplacements

Les émissions de gaz à effet de serre ne se limitent pas aux seules émissions de nos immeubles et de nos véhicules. Les émissions produites par les déplacements par avion, train et automobile varient selon le type de moteur utilisé, la taille du véhicule, le nombre de passagers, le poids des cargaisons et la distance parcourue. Les moyens de transport utilisés par nos employés pour leurs déplacements à des fins professionnelles ont un impact général sur l’environnement.

Nous reconnaissons que nos activités de production en tant que diffuseur public du Canada exigent que notre personnel se déplace, que ce soit pour couvrir des événements de dernière heure ou des manifestations sportives comme les Jeux Olympiques. C’est pourquoi nous devons penser à des modes de transport ou à des technologies susceptibles de réduire au minimum notre impact sur l’environnement, et les utiliser le plus souvent possible.

Dans le tableau ci-dessous, on constate une baisse marquée des émissions totales, en kilogrammes, associées aux déplacements par avion depuis l’année dernière. Nous pensons que de nouvelles façons de travailler ont eu une incidence directe sur notre empreinte en réduisant le volume de nos déplacements d’affaires. Selon les relevés des frais de déplacement fournis par AMEX, nos émissions de CO2 en 2017-2018 sont inférieures de 480 567 kg à celles de 2016-2017. Une analyse des données pour les déplacements de courte, de moyenne ou de longue distance – comme les vols dans le cas des employés qui ont couvert les Jeux Olympiques en Corée du Sud – a également été effectuée.

Distance de déplacement CO2 total en kg 2015-2016 CO2 total en kg 2016-2017 CO2 total en kg 2017-2018
Courte distance 0-499 km 682 699 280 828 233 681
Distance moyenne 500-1 499 km 835 495 1 061 408 817 884
Longue distance 1 500 km 922 928 2 828 885 2 608 988
Émissions totales de CO2* 2 441 121 4 171 120 3 660 553
* Le total suppose que les émissions de CO2 lors des déplacements par train sont équivalentes à celles des déplacements par avion.

Ces valeurs ont été normalisées en fonction du nombre d’employés permanents à temps plein (7 444) de CBC/Radio-Canada au 31 mars 2018 et indiquent des émissions de CO2 totales de 491,75 kg par employé, une diminution de 10,22 % par rapport au dernier exercice (calcul basé sur 7 615 employés en 2016-2017).

Les émissions rejetées par nos véhicules de location ont enregistré une augmentation notable en 2017-2018. Chaque véhicule de location utilisé pour des déplacements d’affaires et des activités de production a rejeté en moyenne 260,56 kg de CO2 dans l’atmosphère, comparativement à 169,91 kg dans le dernier exercice. Par rapport à 2016-2017, les données recueillies pour 2017-2018 font état d’une diminution du nombre de véhicules loués, mais d’un allongement des distances parcourues. On peut expliquer cette situation de deux façons : 1) nos données antérieures ne prenaient pas en compte les véhicules qui n’étaient pas loués auprès de nos fournisseurs privilégiés; et 2) les données relatives au programme d’incitation des employés à louer un véhicule pour des voyages d’agrément entrent dans le calcul de la distance parcourue et du nombre de kilogrammes de CO2 émis.

Le train demeure l’un des modes de transport les plus durables pour nos employés. Notre analyse des déplacements par train indique qu’un déplacement par train produit moins d’émissions de CO2 (138,91 kg) qu’un déplacement au moyen d’un véhicule loué (260,56 kg). Dans la mesure du possible, nous encourageons nos employés à opter pour le train afin de réduire notre impact environnemental.

Comme nous l’avons indiqué précédemment, nos données proviennent des relevés de frais de déplacement fournis par notre fournisseur de carte de crédit approuvé. À la fin de 2017, nous avons conclu une nouvelle entente avec un autre fournisseur, de sorte qu’il se peut que les données soient présentées différemment dans le rapport 2018-2019.

Bien que les déplacements d’affaires soient une composante essentielle du travail de nos employés, nous continuons de revoir nos façons de travailler et d’examiner des solutions pour trouver un mode de transport durable. La conscience de nos émissions atmosphériques et l’exploration d’options pour répondre à nos exigences opérationnelles de différentes façons et avec des outils différents nous permettent d’établir des cibles internes réalistes pour diminuer notre impact sur l’environnement et réduire les déplacements non essentiels.

Déchets non dangereux

Les déchets non dangereux comprennent le papier, le plastique, le verre et le métal, de même que tous les produits d’usage quotidien dont le recyclage ne porte pas atteinte à la santé des personnes et à l’environnement. Nous souhaitons, lorsque cela est possible, détourner les déchets non dangereux des sites d’enfouissement. Autrement dit, nous voulons accroître notre taux de détournement.

Nos actions pour détourner les déchets des sites d’enfouissement constituent un volet clé de notre programme de durabilité environnementale. Au cours des 10 dernières années, nous nous sommes appliqués à encourager les initiatives de recyclage traditionnel (papier, plastique, verre) et non traditionnel (bandes vidéo, déchets électroniques). Nous continuons dans cette voie. En 2017-2018, nous avons commencé à préparer le terrain en vue de revitaliser nos programmes de recyclage et de rappeler à nos employés l’importance de recycler. Notre objectif : zéro déchet au site d’enfouissement.

Selon les statistiques recueillies par la Building Owners and Managers Association (BOMA), les meilleurs taux de détournement de l’industrie se situent à 90 %, cible que nous nous efforçons d’atteindre. Notre taux de détournement national a chuté au cours des deux derniers exercices, s’établissant à 57,4 % en 2016-2017 et à 54,3 % en 2017-2018. Ces taux sont calculés par les transporteurs de déchets, à partir de leurs estimations de poids et du calendrier de ramassage. Conscients de l’écart important par rapport à notre cible, nous avons continué de diriger nos énergies vers l’implantation de nouvelles approches pour encourager le détournement des déchets et ainsi augmenter notre taux de détournement dans le prochain exercice.

Nous avons fait état dans la section Pleins feux sur l’écologie de la mobilisation de nos employés sur les médias sociaux pour amener le public à « repenser » le recyclage. Une initiative semblable, touchant l’ensemble de la Société cette fois, est prévue pour le prochain exercice. CBC/Radio-Canada est fière des mesures prises à l’échelle du pays pour réduire l’enfouissement des déchets, mais nous pouvons faire plus. Avec la collaboration de nos employés, nous nous rapprochons de jour en jour de notre objectif d’améliorer constamment notre programme, une tâche difficile mais tellement gratifiante.

Recyclage des plastiques souples et compostage des matières organiques

Nous avons mis en œuvre différentes initiatives pour améliorer notre taux de détournement des déchets des sites d’enfouissement, notamment le recyclage des matières plastiques souples et le compostage des déchets organiques à Vancouver. Le programme, qui doit son énorme succès à la mobilisation du personnel, est centré sur l’utilisation d’une solution durable pour recycler les plastiques souples, qui constituent traditionnellement une ressource non renouvelable dont la décomposition peut s’étaler sur des milliers d’années. Dans l’exercice 2017-2018, 15 862 kg de déchets organiques et 182 kg de plastiques souples, soit un total de 16 044 kg de déchets, n’ont pas été enfouis. Cela représente une baisse de 1 054 kg comparativement à 2016-2017.

L’expansion de notre programme de compostage des matières organiques semble susciter de l’intérêt, particulièrement à Montréal, où aucun programme de ce genre n’existe actuellement. Nous espérons en instaurer un dans le prochain exercice, ce qui devrait concourir à relever considérablement notre taux de détournement.

Recyclage du papier

Les documents imprimés renfermant des renseignements confidentiels sont collectés et déchiquetés de manière sécuritaire par un fournisseur externe, qui achemine les débris à une usine de papier où ils sont réduits en pâte. Cette méthode de destruction réduit la pollution et contribue à sauver des arbres et à économiser de l’eau et de l’énergie, tout en allégeant la charge imposée aux sites d’enfouissement.

Entre le 1er avril 2017 et le 31 mars 2018, 63,2 tonnes métriques de papier ont été collectées et recyclées ainsi. Cela représente 1 169,3 arbres, 7 230 995,6 litres d’eau et 266,557 mètres cubes d’espace dans les sites d’enfouissement.

Le reste du papier est assujetti aux dispositions de notre programme officiel de recyclage. En l’absence de programmes, nos employés se sont montrés inventifs et ont créé des occasions d’agir de façon responsable à l’égard de l’environnement. Par exemple, les employés de Goose Bay, à Terre-Neuve-et-Labrador, ont trouvé un moyen de recycler le papier ramassé à la suite d’un nettoyage de leurs locaux. Comme la région ne compte aucune installation de recyclage, un groupe de résidents a mis sur pied un programme pour expédier le papier à recycler à Terre-Neuve. Le programme s’adresse aux résidents et est financé localement, mais les articles provenant de CBC/Radio-Canada sont acceptés moyennant des frais minimes. Nos employés ne se sont pas fait prier pour participer au programme!

Recyclage de meubles

Nous avons préparé un compte rendu dans la section Pleins feux sur l’écologie, de l’instauration dans l’exercice 2017-2018, d’une nouvelle initiative permettant à CBC/Radio-Canada d’appliquer une solution durable pour se défaire de ses biens et de ses meubles excédentaires.

Un projet pilote a été mené dans le cadre du transfert des employés de Calgary d’un immeuble appartenant à la Société à des locaux loués. Comme ce projet a permis de réduire de 70 % notre empreinte physique à cet endroit, il était indispensable de trouver une façon de réutiliser, vendre ou donner nos biens et nos meubles en trop. Grâce à une collaboration assidue avec GCSurplus, nous avons pu vendre les meubles excédentaires, et nous avons donné les autres articles à des organismes de bienfaisance connus, comme Habitat pour l’humanité et l’Armée du Salut. Au total, la Société a ainsi économisé près de 43 000 $.

Nous nous attendons à ce que cette nouvelle initiative prometteuse prenne de l’ampleur en 2018-2019 à la faveur d’autres projets de déménagement et de regroupement prévus à Ottawa, Toronto et Montréal.

Récupération des déchets électroniques et des déchets dangereux

Par « déchets électroniques », on entend les appareils électroniques comme les ordinateurs, les téléviseurs, les radios et les émetteurs. Les déchets dangereux comprennent, entre autres, les piles, l’huile, la peinture dans les immeubles et les solvants industriels.

Déchets électroniques

Le recyclage du matériel électronique désuet tient une place importante dans notre stratégie de recyclage. Comme ce matériel constitue l’une de nos principales sources de déchets, il va sans dire que nous cherchons à le réutiliser si possible. En l’absence de solution de rechange, les appareils désuets sont collectés et recyclés conformément à notre programme de recyclage des déchets électroniques. Étendu à tous les établissements de CBC/Radio-Canada, y compris ceux des régions nordiques, ce programme a récolté un franc succès depuis dix ans, et nous en sommes extrêmement fiers.

Plusieurs projets clés générant des déchets électroniques ont été mis en œuvre en 2017-2018, notamment les suivants :

  • le projet de création de régies à distance, déjà achevé dans les établissements des Services français à Regina, Winnipeg et Edmonton, porte sur le regroupement de toutes les régies pour les productions télévisuelles à l’un des trois centres de radiodiffusion. On s’attend à ce qu’il s’échelonne sur plusieurs années et entraîne d’importantes économies dans l’ensemble de la Société, car il est implanté dans des endroits qui n’ont pas encore fait le virage vers la haute définition (HD). D’autres sites seront ciblés dans l’exercice 2018-2019;

  • le passage à la technologie HD à Edmonton, la mise à niveau des studios de radio et la centralisation des régies se sont soldés par la collecte de plus de 4 000 kg de déchets électroniques;

  • la mise hors service des trois studios de radio et du studio de télévision à Saint-Boniface. Les appareils électroniques désuets ramassés pour être recyclés ont rempli aux trois quarts une semi-remorque;

  • la migration des services de téléphonie cellulaire de Rogers à Bell à l’automne 2017.

Selon notre analyse des statistiques pour l’exercice 2017-2018, nous avons ramassé et recyclé de façon responsable 99,88 tonnes métriques de déchets électroniques dans tout le pays. Ce résultat est légèrement plus bas que celui de l’an dernier, ce qui s’explique par l’approche que nous employons pour d’abord déterminer si les appareils électroniques visés sont effectivement des déchets électroniques. En général, nous faisons la collecte des ordinateurs et des écrans dans les services qui viennent de renouveler leur matériel informatique. Nous évaluons tous les appareils, et ceux qui sont utilisables sont remis aux services qui n’ont pas les moyens d’en acheter de nouveaux. En outre, nous vendons le matériel fonctionnel devenu inutile à des courtiers externes, de manière à lui donner une seconde vie, si possible. Depuis le lancement du programme il y a dix ans, CBC/Radio-Canada a détourné des sites d’enfouissement 1 450,2 tonnes métriques, en les recyclant comme déchets électroniques.

Nous continuons de respecter les exigences établies par les programmes provinciaux de recyclage en plus de nos propres lignes directrices et normes, qui sont constamment révisées. À cette occasion, nous évaluons les fournisseurs avec lesquels nous faisons affaire et établissons des ententes avec de nouveaux joueurs qui respectent nos exigences.

Piles

Le programme de recyclage des piles est offert dans 27 centres et rejoint environ 89 % de nos employés. Au total, 1 335,6 kg de piles ont été recyclées dans le cadre du programme en 2017-2018.

Recyclage des bandes

Vu l’utilisation réduite des bandes magnétiques et la place grandissante prise par la production en mode fichier à la télévision, notre service Médiathèque et Archives poursuit son travail d’élimination des doubles de notre collection. Dans cette optique, il évalue méthodiquement les bases de données et visionne les bandes vidéo avant de déterminer celles qui n’ont plus leur raison d’être dans la collection.

Au total, nous avons recyclé de façon responsable 295 palettes de bandes, soit un peu plus de 130 000 unités. Nous avons donc retiré de notre inventaire 3 591,4 kg de bandes vierges ou de doubles entre le 1er avril 2017 et le 31 mars 2018.

Récupération des déchets dangereux (2017–2018)

Piles (en kg) Tubes fluorescents (en pieds linéaires) Peinture, colle, huile et autres produits (en kg) Déchets électroniques (en tonnes métriques) Ferraille des sites de transmission (en kg) BPC (en litres)
1 335,6 13 700 1 975 99,88 29 568 50

Récupération des déchets électroniques

RAPPORTS

Incidents environnementaux

Les incidents environnementaux à CBC/Radio-Canada vont des rejets d’halocarbures aux déversements de matières dangereuses. Les halocarbures sont des produits chimiques synthétiques utilisés dans les frigorigènes, les agents extincteurs et les solvants, les fumigants et les agents moussants. Classés dans les gaz à effet de serre, les halocarbures contribuent au réchauffement planétaire et à l’appauvrissement de la couche d’ozone stratosphérique.

Entre le 1er avril 2017 et le 31 mars 2018, neuf incidents environnementaux ont été signalés, comparativement à 17 pour l’exercice précédent. Cette baisse est probablement due aux normes élevées de maintenance préventive fixées pour notre équipement. CBC/Radio-Canada continue d’appliquer les pratiques exemplaires reconnues pour assurer sa conformité aux exigences réglementaires. La plupart des neuf incidents signalés ont été détectés lors d’interventions de maintenance périodique ou de vérifications de fuites dans les systèmes.

Les incidents de 2017-2018 se répartissent comme suit :

  • Quatre incidents ont été classés comme des incidents de niveau 1, c’est-à-dire des incidents pouvant être maîtrisés sur place, dont l’impact environnemental est nul ou mineur, et qui ne dégénèrent pas en situation d’urgence.

  • Cinq incidents ont été classés comme des incidents de niveau 2, c’est-à-dire des incidents nécessitant l’intervention de ressources extérieures et qui pourraient devoir être signalés aux autorités gouvernementales et/ou entraîner l’application des procédures d’escalade interne.

  • Aucun incident de niveau 3 n’a été signalé. Les incidents de ce niveau doivent être signalés aux autorités gouvernementales et peuvent entraîner l’application des mesures d’urgence.

Tous les incidents signalés étaient associés à des déversements ou à des rejets attribuables à la Société. La majorité a été détectée lors d’activités de maintenance ou de vérifications semestrielles des fuites. Huit des neuf rejets étaient des rejets d’halocarbures variant de 0,45 kg à 119 kg. Le dernier rejet, de plus de 100 kg, est survenu à Montréal et était attribuable à un problème d’étanchéité du joint d’une soupape de sûreté d’un refroidisseur. Le système a été réparé et soumis à des tests avant d’être remis en service. Ce rejet a été signalé à Environnement et Changement climatique Canada dans les délais prescrits.

Inspections gouvernementales

Aucune inspection gouvernementale n’a eu lieu en 2017-2018.

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